Accueil Offices Prières Chants liturgiques Les Saints Icônes Enseignement Les Sacrements Divers Liens Vidéos

Parole des Anciens

Jésus est ma respiration, plus encore que l'air, à tout instant de ma vie. Il est ma lumière, avant tout autre lumière, ma nourriture et ma boisson, mon vêtement, mon parfum, ma douceur, mon père et ma mère, un sol plus ferme que la terre que rien ne peut ébranler et qui me porte. St Jean de Cronstadt

Tant que l'on voit dans l'autre des défauts, on ne possède pas, soi-même, l'humilité. Aux yeux des humbles, tous paraissent meilleurs que soi, tous semblent bons. Ce qui fait notre malheur, c'est de vouloir trouver en nous la Sainteté, au lieu de l'humilité. Staretz Macaire d'Optino

Si nous avons reçu la pensée, c'est pour connaître le Christ; si nous avons reçu le désir, c'est pour courir vers Lui; si nous avons la mémoire, c'est pour Le porter en nous." Nicolas Cabasilas - La vie en Christ

Celui qui n'aime pas ses ennemis ne peut connaître le Seigneur, ni la douceur de l'Esprit-Saint. Mais celui qui n'a pas reçu le Saint-Esprit ne désire pas prier pour ses ennemis. L'âme qui n'a pas l'amour des ennemis n'aura jamais la paix; elle se tourmentera et fera souffrir les autres. St Silouane

Et si l'on me demandait :" que désires-tu de Dieu, quel don ? "; Je répondrais : " l'esprit d'humilité qui, plus que tout, plaît au Seigneur " St Silouane

Seigneur, dans Ta miséricorde, viens à la recherche de ta créature et montre-toi aux hommes par le Saint-Esprit, comme tu te révèles à Tes serviteurs. Réjouis, Seigneur, par la venue de Ton Esprit-Saint, toute âme affligée. Fais, Seigneur, que tous les hommes qui Te prient connaissent le Saint-Esprit.   Staretz Silouane p 275

Saint Jean Chrysostome a dit :"le premier père spirituel de l'homme est la voix de la conscience", c'est le premier lien spirituel de l'homme avec Dieu. Notre conscience s'éclaire et acquiert la maturité en écoutant la parole de l'Evangile, en faisant le travail intérieur de la prière et en communiant aux Saints Sacrements du Christ. Apostolia Novembre 2014

Saint Jean Chrysostome a dit : "Veux-tu voir ce qu'est l'Eglise et quel est le miracle que produit l'Eglise ? C'est très simple. Entre dans l'église et tu verras que c'est un lieu où tu entres loup et tu sors agneau, tu entres brigand et tu sors Saint, tu entre coléreux et tu sors doux, tu entres homme et tu sors Dieu selon la grâce" Apostolia Novembre 2014

L'Esprit-Saint est la joie de Dieu se déversant sur la création, pour assurer une orientation renouvelée de la création vers son Créateur, le dépassement de la séparation entre Dieu et la créature et donc la réalisation plénière de la créature. La joie de Dieu, concentrée dans le Saint-Esprit, se déverse grâce à Lui dans nos âmes, de sorte que nous sommes introduits dans la Joie même de la Trinité.         Dumitru STANILOE dans Prière de Jésus et Expérience du Saint-Esprit - DDB

Athanase,l' Archevêque d'Alexandrie de Sainte mémoire, supplia Abba Pambo de descendre du désert à Alexandrie. Il descendit donc. Et voyant une actrice, il se mit à pleurer. Ceux qui étaient présents lui demandèrent le motif de ses larmes et il dit :" deux choses m' incitent à pleurer : l'une, la perte de cette femme, l'autre, que je n'ai pas un tel souci de plaire à Dieu que cette femme de plaire aux hommes mauvais"                                                                          Paroles des Anciens

N'imagine pas que tu puisses te libérer des passions et échapper à la souillure des pensées passionnées, si tu portes encore l' arrogance et l' enflure des vertus; car tu ne verras pas la demeure de la paix dans la bonté des pensées, tu n' entreras pas avec joie dans le temple de l'amour, tant que tu te confieras en toi-même et dans tes oeuvres.     Philocalie des Pères Neptiques N. Stethatos p37

La prière de celui qui garde des griefs contre son prochain est impure. Nous ne pouvons et devons adresser des reproches qu'à une seule personne : nous-même. Sans cette accusation de soi, la prière sera aussi vaine que si l'on adressait des reproches, dans son coeur, à autrui.           Le Chemin des Ascètes - Titi Colliander

 Il n' y a pas de félicité plus grande que d'aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son coeur et de toute son âme, ainsi que l'a commandé le Seigneur, et son prochain comme soi-même. Lorsque cet amour remplit l'âme, tout la réjouit; mais quand il se perd, l' homme ne trouve pas de repos, il se trouble et accuse les autres de l' avoir offensé. Il ne comprend pas que c'est lui le coupable : il a perdu l'amour de Dieu, il a jugé ou haï son frère. La grâce vient de l' amour pour notre frère et c'est par l' amour pour notre frère qu'on la garde. Mais si nous n'aimons pas notre frère, la grâce Divine ne viendra pas dans notre âme.                                                                              Saint Silouane

Un profond silence est une prière profonde et une prière profonde est un profond silence.
L' intelligence et l' éducation n'ont aucune valeur si elles ne sont pas au service de l'amour.
La plus grande chose qui nous sera demandée au jugement dernier est "pourquoi n'avons-nous pas fait plus attention à notre prochain ? "

                                                                                                 Père Arsenié

Les Saints Pères nous disent tous d'une seule voix : "La première chose à vous mettre dans l' esprit est de ne jamais, en aucune façon, vous appuyer sur vous-même. Le combat que vous allez affronter est extraordinairement ardu et vos seules forces humaines sont absolument insuffisantes pour le mener. Si vous vous fiez à vous-même, vous serez immédiatement renversé et vous perdrez toute envie de continuer la lutte. Seul Dieu peut vous donner la victoire, selon votre propre désir"       Extraits de  le Chemin des Ascètes de Tito Colliander

La meilleure et la plus belle des choses est de s' accueillir réciproquement les uns les autres. Nous n'allons pas être jugés pour ce que nous avons donné ou pas donné aux autres, mais d' après le comment nous avons accueilli notre frère dans notre coeur. Juger mon frère, cela veut dire que je ne l'accueille pas dans mon coeur. Nous pouvons beaucoup jeûner ou faire de grands efforts ascétiques, mais rappelons-nous que ce n'est pas la nourriture qui m'approche ou qui m'éloigne de Dieu, la nourriture qui nous fait entrer ou ne pas entrer auprès de notre Dieu dans le Royaume et qui nous fait ressentir le Royaume en nous-mêmes, c'est notre prochain ! Voilà la clé du Royaume : le Seigneur, ton prochain et toi-même. On ne peut échapper à ce cercle qui nous unit les uns aux autres, qui fait de cette vie, notre Paradis ou notre enfer.                                                                       Monseigneur Joseph

 

Abba Antoine scrutant la profondeur des jugements de Dieu, demanda: « Seigneur, comment se fait-il que certains meurent dans la fleur de l' âge, tandis que d'autres atteignent une extrême vieillesse ?Pourquoi y a-t-il des pauvres et des riches ? Comment des hommes injustes s'enrichissent-ils tandis que des justes sont dans le besoin ? Survint alors une voix qui lui dit : « Antoine, sois attentif à toi-même; car le reste, c'est le jugement de Dieu et il ne te convient pas de le connaître. »

 

"Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d' être engloutis par la mer,car nous sommes debout sur le roc.
Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d' engloutir la barque de Jésus.
Que craindrions-nous ? Dites-le moi : la mort ? Pour moi, vivre, c'est le Christ et mourir est un avantage ( Ph 1,21 ), l' exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit ( Ps 23, 1 ), la confiscation des biens ? De même que nous n' avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter ( 1 Tim 6, 7 ), les menaces du monde ? Je les méprise et ses faveurs, je m' en moque; je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse.
Je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C'est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe et j' exhorte votre charité à la confiance"
                                                                                              St Jean Chrysostome

 

 

 

Confession

Le prêtre et la confession

Pour beaucoup le plus grand obstacle à une bonne confession vient de ce que nous devions nous confesser à un prêtre. Ceci est peut-être plus effrayant encore que ce que nous pourrions découvrir quand nous essayons de nous examiner à la lumière de ce que Dieu nous appelle à être.

Quelques mots sur le prêtre semblent nécessaires...

1) La fonction du prêtre

La première chose dont nous devrions nous souvenir est que nous ne nous confessons pas au prêtre; nous nous confessons au Christ. Dans les livres d'offices orthodoxes, le prêtre doit dire au pénitent: " Le Christ se tient ici invisiblement et reçoit ta confession...Je suis seulement un témoin." En confession, le prêtre est témoin de deux choses: du repentir du pécheur qui se confesse et du pardon du Christ librement donné au pécheur.
Ce pardon est donné au pénitent par le prêtre à qui notre Seigneur a confié le ministère de pardon en accord avec Ses paroles: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés et ceux à qui vous retiendrez les péchés, ils seront retenus." (Jean 20:22-23)
Le prêtre sert, non de juge, mais de témoin de la sincérité du repentir. C'est pourquoi dans la pratique orthodoxe de la confession, le prêtre ne fait pas face au pénitent, mais le prêtre et le pénitent se tiennent tous deux face à l'icône du Christ. Pour montrer que le pardon vient, non du prêtre mais du Christ, le prêtre ne dit pas: " Je te pardonne..." mais " Que Dieu te pardonne..."

2) Que pensera-t-il de moi?

Nous voulons tous que les autres nous aiment et pensent du bien de nous et ceci est particulièrement vrai de la figure d'autorité que représente notre prêtre. Je puis répondre à ceci de par ma propre expérience.
Quand j'ai vu quelqu'un lutter avec la peur et l'embarras et les vaincre pour faire une confession importante, j'ai été rempli d'admiration pour lui. Jésus a dit: " il y a plus de joie au ciel pour un pécheur qui se repent que pour nonante-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.( Luc 15:7) En tant que confesseur, j'ai souvent eu part à cette joie céleste.
Dans le même ordre d'idée, il y a aussi le sentiment que mon prêtre a utilisé ma confession dans son sermon. Je soupçonne que tous ceux qui se confessent ont de temps en temps ce sentiment. Mais ce que nous ne réalisons pas, c'est que vingt personnes ont confessé le même péché le mois écoulé, que l'Evangile du Dimanche est concerné par ce même péché et que d'ailleurs le prêtre peut lui aussi lutter contre ce péché dans sa propre vie.
Pourquoi se confesser à lui? C'est aussi un pécheur!
Pourquoi aller voir un docteur? Il tombe aussi malade! En fait il serait plus facile de se confesser à un autre pécheur. A propos de Jésus, il est écrit: Parce qu'il a Lui-même souffert quand il fut tenté, Il est capable d'aider ceux qui sont tentés. (Hébreux 2:18) Nous pouvons aussi dire qu'un prêtre peut utiliser sa propre expérience dans la lutte contre le péché pour aider ceux qui viennent à lui. A son tour le combat du pénitent peut raffermir et instruire le prêtre qui doit aussi se repentir. Le présent le plus aimant que nous puisions faire à un prêtre, c'est une bonne confession.
En conclusion...
Nous pouvons dire que les deux plus grands obstacles à une bonne confession sont la paresse et la peur. La paresse nous empêche de prendre le temps et de faire l'effort de bien nous préparer. La peur nous empêche d'être ouverts et honnêtes avec nous-mêmes et notre Dieu devant un autre chrétien, notre prêtre. Nous devrions aussi confesser ces péchés!
Quand nous irons au-delà de notre paresse et de notre peur, nous découvrirons que le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, Qui est devenu notre Père aussi, est très semblable au Père du Fils Prodigue. Il se tient dans les hauteurs, nous observant. Quand il voit que nous avons fait le moindre petit pas pour revenir vers Lui, il oublie Sa dignité et Sa réserve et Il accourt vers nous à notre rencontre. Il ouvre Ses bras et nous étreint et Il nous prend avec Lui dans le lieu où Il demeure.

in Joseph Letendre, Preparing for Confession, Light and Life Publishing Company, 1987 - version française Claude Lopez-Ginisty

La confession (1)

Le Métropolite Antoine, premier hiérarque de l'Église Russe à l'Étranger, théologien remarquable et homme d'Église d'une haute stature ( il fut ainsi question après la mort du Patriarche Grégoire IV d'Antioche qu'il lui succède ...) expose en vingt-deux chapitres et d'une manière magistrale le mystère de la confession.
Il mentionne tout d'abord la grande responsabilité et l'immense tâche du prêtre dans l'administration de la confession et indique que le prêtre doit être à même de fournir au pénitent une aide spirituelle, la confession n'étant pas une simple formalité mais un processus de cure spirituelle.
Le prêtre doit donc acquérir une grande expérience spirituelle afin de pouvoir offrir son aide spirituelle. Il demande au Christ de se souvenir de ses propres chutes et péchés afin d'avoir vis-à-vis du pénitent des paroles pleines de compassion, essence de la grâce dans la prêtrise. Cette thérapie spirituelle est plus importante que toutes les autres tâches du prêtre.
Il expose ensuite la joie qui peut naître de la régénération d'un enfant spirituel. En montrant un amour sincère pour le pénitent, le confesseur peut changer sa vie. Il doit se battre sans cesse pour acquérir la compassion véritable. Si cela est possible, il doit s'efforcer de faire des sermons exhortant à la pénitence et à la confession - par la citation des canons par exemple et en incitant ses ouailles à lire les canons de prières avant la communion-.
Le prêtre doit s'exercer sur sa propre âme, l'observer et observer les autres avec amour, lire la sainte Bible, le Synaxaire, la Philocalie des Pères neptiques. Il doit être absorbé par cette thérapie spirituelle, ses lectures et son expérience propre travaillant ensemble au bien commun.
L'incrédulité étant la pire des maladies spirituelles, le métropolite Antoine essaie d'indiquer comment "défaire", ce que l'air du temps, la philosophie ambiante, des lectures pernicieuses ont pu bâtir sur une foi faible.
Il traite aussi des doutes involontaires et des pensées blasphématoires involontaires qui ne sont pas le fruit de la haine envers Dieu mais des combinaisons fortuites de mots et de sons dans l'imagination et qui ne sont pas d'après les Pères un péché.
Le prêtre doit aussi aider le pénitent à confesser ses péchés et quelquefois l'aider par la question: "Est-il un péché que tu ne peux te résoudre à confesser?" Cela permet ainsi à certains péchés enfouis dans la gangue des années et de la honte de surgir et d'apporter la guérison spirituelle.
Il convient pour cela qu'un grand amour et une grande sympathie (au sens premier de Souffrir avec) montre que le prêtre est au côté du pénitent, ménageant son amour-propre et le questionnant par rapport aux Dix Commandements. La compassion aidant, le pénitent voyant que le prêtre souffre avec lui et ne veut que sa guérison, le prêtre parlera de l'infinie miséricorde de Dieu l'aidant à ne pas tomber dans le désespoir. Le confesseur devra aussi veiller à ce que le pénitent ne cède pas à la tentation de l'auto-justification et se considère comme un "juste", c'est là l'exact opposé de l'acédie ou du désespoir: le pécheur n'a pas vraiment conscience ou aucune conscience de sa faute, qu'il explique toujours sans s'impliquer. Le sentiment d'être pécheur, plutôt que celui d'être d'une grande vertu est ce qui distingue ceux qui sont sur la voie du salut de ceux qui vont à la perdition.
Saint Ephrem le Syrien et tous les Pères pleuraient sans discontinuer sur leurs péchés. L'illusion spirituelle est le piège par excellence des "gens pieux" qui s'imaginent être choisis par Dieu ou favorisés par Lui. Le prêtre doit s'efforcer d'ouvrir les yeux de tels aveugles spirituels. "Même les ascètes zélés dans les monastères sont quelquefois sujets à cette illusion spirituelle, mais bien sûr, les laïcs qui sont zélés dans leurs observances ascétiques extérieures en sont plus souvent les victimes. Ils s'imaginent avoir des visions divines, ou du moins des rêves inspirés par la grâce. Dans tous les événements de leur vie, ils voient des directions spéciales et intentionnelles de Dieu ou de leur ange gardien et puis alors, s'imaginent être élus de Dieu et quelquefois essaient de prédire l'avenir. Les Saints Pères s'armèrent toujours farouchement contre cette maladie de l'illusion spirituelle."
A propos des visions, le Métropolite rappelle que les Pères discernaient celles venant de Dieu par la présence de Croix. Il mentionne aussi que les gens atteints de cette maladie spirituelle, se mettent facilement en colère lorsqu'on exprime des doutes et c'est là qu'il convient de leur indiquer que selon les Pères la colère ou l'irritation liées à la narration d'une vision sont un signe infaillible de son origine diabolique. La colère est aussi une maladie de l'âme. Ce sont les doux qui hériteront la terre. "L'action même de la colère est une chute" dit Jésus Fils de Sirach. La colère est souvent liée à l'orgueil et à la vaine gloire. " J'ai vu dans un monastère, dit un Starets, un frère encore jeune mais renommé pour ces luttes ascétiques et pour sa gentillesse. Il fut devant mes yeux offensé et même insulté mais il resta tout le temps silencieusement calme et même l'expression de son visage ne changea pas le moins du monde. "Frère, qui t'a appris à être aussi doux, lui demandai-je ému jusques à la componction. Sont-ils vraiment dignes de ma colère ? répondit-il. Ce ne sont pas des hommes, ce sont seulement de beaux chiens et ils ne sont pas dignes que je sois troublé par eux. "Alors ma joie -continua le Starets- se changea en profond chagrin pour ce frère en péril et je m'en fus loin de lui avec horreur, priant pour lui et pour moi-même."
Il est nécessaire de lutter contre l'orgueil par des actes qui lui sont opposés. Il est plus spécialement important dans ce cas de se forcer -ainsi que nous l'avons dit précédemment- à demander pardon à ceux que nous avons offensés."
Le chapitre suivant traite des manquements liés au VIIème commandement. Le confesseur insistera sur les dommages causés à l'âme par la dépravation et montrera combien la fornication et l'adultère sont liés en fait à l'incrédulité bien plus qu'à une prétendue exigence impérieuse des sens. L'ivresse, soeur de la débauche est combattue par un changement radical de vie, quelquefois par l'astreinte à un dur travail, semblable à celui que fit le Fils prodigue avant de retrouver la Maison du Père. L'acédie est particulièrement néfaste pour l'âme quand elle rejette la consolation offerte par Dieu. Après avoir soigneusement éliminé les facteurs purement physiques qui pourraient être en cause, le confesseur s'attaquera à cet esprit de découragement et de vanité de toute chose qu'est l'acédie.
Cet état vient souvent d'une passion secrète ( Saul devint mélancolique parce qu'il était envieux). Si cette passion n'est pas découverte par le pénitent, qui confesse ne plus pouvoir prier, il faut lui conseiller de demander à Dieu aide et pardon et alors l'esprit d'acédie le quittera. Il lui sera conseillé de se tourner vers les autres avec amour et compassion, humilité et patience et par l'amour mutuel et la sympathie, il apprendra même à consoler les autres. "L'acédie est une sorte de vide ou de flétrissement de l'âme et l'amour compassionné d'une âme saine, continuée en union en Dieu, peut emplir le vide de cette âme malade. Quelquefois une simple bonne parole et la promesse de prier pour la personne qui souffre inonde immédiatement son âme de joie et elle est libérée du sentiment oppressif de solitude."
L'envie ou la jalousie est liée à un autre désir passionné. Un sentiment -faux- d'injustice y est lié. Le remède est dans l'application à voir dans la personne enviée ou jalousée, toutes bonnes choses et actions qui diminueront ainsi l'emprise de ce péché et en persévérant, le pénitent devra être persuadé qu'il arrivera à ne plus considérer personne comme un rival ou un ennemi.
L'amour de l'argent est un péché difficile à comprendre pour les prêtres. L'amour de l'argent est souvent combiné avec une piété extérieure liée à l'illusion spirituelle. Pour distinguer entre l'avarice-passion et le désintéressement réel, questionner sur l'honnêteté, la joie d'aider les autres que peut procurer l'argent. Rappeler aussi l'amour de l'argent de Judas.
Le Métropolite Antoine parle ensuite du combat nécessaire contre le péché et de la non moins grande nécessité d'approcher la confession dans un esprit de repentir véritable. "Le type de confession le plus indésirable est celui venant d'une personne [qui va se confesser] en se disant : "Il est impossible de vivre sans pécher. J'ai péché, et bien sûr, je pécherai encore mais il ne peut en être autrement. Pourquoi me désolerais-je des péchés que j'ai commis, lorsque je sais que demain je recommencerai à les commettre? Je ne nie pas le sacrement de la sainte Communion, mais je le reçois par obéissance à la doctrine chrétienne, je n'en ressens aucun effet bénéfique réel pour mon âme et je n'en ressentirai probablement jamais aucun. J'accepte que tout ce qui est taxé de péché dans l'Écriture en soit un, je ne suis pas coupable de mensonge quand je m'accuse devant le prêtre d'être pécheur, mais je pense que si ces deux mystères - confession et communion- n'existaient pas, je ne serais ni meilleur ni pire que je ne suis à présent, en les recevant tous les ans ou quatre fois l'an." Beaucoup de gens pensent ainsi, même s'ils n'expriment pas ouvertement une telle attitude et la majorité d'entre eux, et plus spécialement ceux qui n'ont pas d'éducation, ne serait pas capable de le faire."* Le confesseur doit réveiller chez le pénitent le souci du salut de son âme et cela peut se faire en particulier si le confesseur convainc celui qui se confesse de l'importance de tout péché pour le salut de son âme. Viennent ensuite trois chapitres consacrés aux péchés contre le prochain, contre Dieu et contre notre propre âme, mettant l'accent sur la nécessité de suivre le Sauveur et non la foule, le besoin d'une vie spirituelle pour éviter le péché. Il montre l'importance de l'assistance aux offices religieux dans l'Église et la nécessité de la prière personnelle chez soi. L'importance d'une vie centrée sur les offices de I'Église dans I'Église et d'une existence rythmée par le calendrier liturgique orthodoxe est évidente.
Destiné aux confesseurs, ce livre du Métropolite Antoine peut s'avérer utile à ceux qui se confessent, tant il est vrai que tous, prêtres ou laïcs se confessent et qu'il n'y a pas dans notre Église d'Église enseignante et d'Église enseignée..." Quiconque commet un terrible péché et ne s'en repent pas devient comme Caïn. Avant même qu'il ne réalise quelle chose terrible il a faite, il commence à ressentir un chagrin qu'il ne comprend tout d'abord pas, tout comme Saul. Il devient alors irritable et commence à trouver des défauts à tous ceux autour de lui, qui lui sont chers. L'affection de ses enfants, de sa femme, de ses parents ne le rend plus heureux mais lui devient un fardeau. S'il est engagé dans une occupation élevée, socialement ou intellectuellement, cela lui semble maintenant étranger à son âme: il voudrait échapper à lui-même, mais il ne peut le faire. Il est indubitablement difficile pour lui d'être avec ceux qu'il a criminellement trompés- sa femme par exemple s'il l'a trompée, ou son employeur, s'il l'a volé. Il recherche alors la solitude ou la compagnie de gens qui n'ont rien contre les choses qui pèsent sur sa conscience. Mais en tout cas, il recherche l'oubli et il peut le trouver pour un court répit, dans l'alcoolisme seulement pour être ensuite plus écrasé par les reproches redoublés de sa conscience et demandant l'oubli à nouveau et encore, au fond il trouve le désespoir et souvent le suicide, la destruction éternelle de son âme, après quoi, même les prières de l'Église sont impuissantes.
Bienheureux le pécheur horrifié à temps par sa chute qui l'admet devant le prêtre et demande pardon à ceux envers lesquels il est coupable. Mais plus profonde aura été la chute, plus endurcie sera l'âme et plus il lui sera difficile de s'humilier et de se repentir. Si maintenant vous êtes empli de sentiments de repentance, alors vous devriez réaliser qu'à chaque fois que vous répétez ou aggravez votre péché, le sentiment de repentir devient plus faible et s'enfuit de vous comme une ombre matinale. Il n'est pas fortuit que le pécheur dans l'Église même s'écrie douloureusement: «Je n'ai ni les pleurs, ni la repentance, ni la componction, mais Toi, ô Dieu Sauveur, accorde-les moi !» Recherche les joies spirituelles, les joies du pur amour et de la conduite de rectitude. Force-toi à faire au moins quelque action pour accomplir ce commandement; prescris-toi un labeur pour la gloire de Dieu et le salut de ton âme, alors le péché perdra continuellement son attraction pour toi et enfin ( et peut-être immédiatement ) te paraîtra odieux car ainsi que l'écrit l'Apôtre: " Marche selon l'Esprit, et tu n'accompliras pas les oeuvres de la chair.» S'il doit faire que ses enfants spirituels ne désirent des miracles et des visions et ne Lui en demandent, le prêtre devrait leur rappeler que mentalement, ils doivent se mettre devant Dieu pendant la prière, de plus, et ceci est particulièrement important, on devrait se souvenir que mentalement nous levons les yeux vers Dieu pendant la prière, mais que le Seigneur lui aussi baisse son regard vers nous, sondant nos coeurs, lisant nos pensées et prenant soin de nos demandes et de nos paroles de louange. Cette pensée repousse toujours l'inattention et la distraction pendant qu'une personne prie. Car si une personne parlant à un Roi fait attention à chaque parole que dit le Roi et se pénètre de sa signification, se concentre, est remplie de respect, alors il s'ensuit que quiconque parle au Seigneur, se sentant le regard de Celui Qui Voit Tout dirigé sur lui, sera empli d'un frisson de révérence et de sainte componction.

Confession quotidienne des péchés.

Je Te confesse, mon Seigneur , Dieu et Créateur, à Toi glorifié et adoré dans la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit, tous les péchés que j'ai commis tous les jours de ma vie, à toute heure, maintenant et dans le passé, jour et nuit, en pensée, parole et action, par gloutonnerie, ivresse, paroles oiseuses, acédie, indolence, contradiction, négligence, agressivité, égoïsme, avarice, vol, mensonge, malhonnêteté, curiosité, jalousie, envie, colère, ressentiment et souvenir des injustices à mon égard, haine, esprit mercenaire et aussi par tous mes sens, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, et tous les autres péchés, spirituels et corporels par lesquels je T'ai irrité, mon Dieu et Créateur et par lesquels j'ai causé des injustices à mon prochain. Triste à cette pensée, mais déterminé au repentir, je me tiens coupable devant Toi, mon Dieu. Aide-moi seulement mon Seigneur et Dieu, je T'en prie humblement par mes larmes. Pardonne-moi mes péchés passés par ta Miséricorde et absous moi de tout ce que j'ai confessé en ta Présence car Tu es bon et ami de l'homme. Amen!

(D'après l'ouvrage du Métropolite Antoine KHRAPOVITSKYpublié à Varsovie en 1928 Traduction et adaptation en Français d’après la version américaine: Claude Lopez-Ginisty)

La confession (2) d'après les dix commandements

PREMIER COMMANDEMENT

Moi, l'Éternel, je suis ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison des esclaves. Tu n'auras pas d'autres dieux en face de moi.
Avez-vous toujours la pensée et la crainte de Dieu en votre coeur? Votre foi est-elle ébranlée par le scepticisme et le doute? Remettez-vous en cause les saints principes de la foi orthodoxe?
Demandez-vous à Dieu d'affermir votre foi ? Vous arrive-t-il de désespérer de la miséricorde de Dieu? Priez-vous chaque jour, matin et soir? Votre prière est-elle fervente? Assistez-vous aux offices divins à chaque fois que cela vous est possible? Les manquez-vous pour des raisons acceptables? Préférez-vous lire des livres religieux et en fait en lisez-vous? Avez-vous lu des livres athées et hérétiques par curiosité malsaine? Quand I'Église le demande, faites-vous volontiers des donations pour des oeuvres charitables et pour l'Église? Avez-vous consulté des diseuses de bonne aventure?
Avez-vous participé à des séances de spiritisme? de magie? Lisez-vous des horoscopes? Vous intéressez-vous à l'occultisme? Avez-vous oublié la chose la plus importante de l'existence, c'est-à-dire la préparation pour l'éternité et ce que vous répondrez à Dieu pour vous être adonné à la vanité, à l'indolence, au vain plaisir et à la négligence ?

DEUXIEME COMMANDEMENT

Tu ne te feras pas de statue ni aucune forme de ce qui est en haut dans le ciel, ou de ce qui est en bas sur la terre, ou de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point.
Dieu a-t-Il pour vous la première place? Peut-être que Dieu ne prend pas chez vous la première place qui est laissée à quelque chose d'autre comme par exemple l'accumulation d'argent, l'acquisition de propriété, l'amusement, la distraction, la nourriture ou la boisson, les vêtements, l'apparence extérieure, le désir de ne vous consacrer qu'à vous-même, celui de jouer le premier rôle en tout, de recevoir des louanges, de passer votre temps à vous distraire, à lire des livres frivoles etc... ? Etes-vous distrait de la pensée de Dieu par une passion pour la télévision, le cinéma, le théâtre, les jeux de cartes ? Peut-être, à cause des soucis occasionnés par votre famille, oubliez-vous Dieu et évitez-vous de Lui être agréable en faisant ce qu'attend de vous l'Église? S'il en est ainsi, cela signifie que vous servez une idole et que celle-ci et non Dieu a la première place pour vous. Peut-être que l'art, le sport ou l'étude tiennent chez vous la première place? Peut-être que quelque passion (amour de l'argent, gloutonnerie, amour charnel) a pris possession de votre coeur? Vous êtes-vous fait une idole de vous-même par orgueil ou égotisme? Examinez-vous.

TROISIEME COMMANDEMENT

Tu ne prendras point le Nom de L'Éternel, ton Dieu, en vain, car l'Éternel ne laissera pas impuni celui qui prendra son nom en vain.
Utilisez-vous un langage ordurier dans la conversation de tous les jours? Avez-vous utilisé d'une manière irréfléchie et irrévérencieuse le Nom de Dieu, ou, ce qui est pire, avez-vous plaisanté à propos d'une chose Sainte? Ou bien, Dieu préserve!, dans un accès d'amertume, de colère ou de désespoir, vous êtes-vous laissé aller à maugréer contre Dieu ou à L'insulter? Avez-vous fait un serment que vous n'avez pas respecté? Vous êtes-vous laissé aller à l'acédie? Avez-vous prié d'une manière distraite ou sans être attentif à ce que vous disiez?

QUATRIEME COMMANDEMENT

Souviens-toi du jour du Sabbat pour le sanctifier.

Avez-vous violé la sainteté des Dimanches et jours de fêtes fixés par l'Église en travaillant pour un gain ou un profit quelconque? Au lieu d'assister aux Offices Divins les jours de fêtes, passez-vous votre temps à vous distraire, au bal, au théâtre, au cinéma ou en d'autres lieux où nulle mention n'est faite de Dieu? Avez-vous organisé de telles distractions ou rassemblements qui ont ainsi empêché les gens d'aller à I'Église? Assistez-vous d'une manière consciente aux Offices Divins?
Arrivez-vous à l'Église en retard, au milieu ou à la fin de l'Office ? Quittez-vous l'Église avant la fin de l'Office? Assistez-vous à l'Office le Dimanche et les jours de fête? Aidez-vous les pauvres et les nécessiteux? Respectez-vous les carêmes prescrit? Vous est-il arrivé d'être ivre ou d'utiliser des drogues?

CINQUIEME COMMANDEMENT

Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.

Avez-vous quelquefois manqué de respect à vos parents, avez-vous été inattentifs à leurs avis et à leurs inquiétudes à votre égard? Avez-vous pris soin d'eux dans leurs maladies et leur vieillesse? Si vos parents sont morts, priez-vous souvent, à l'Église ou chez vous pour le repos de leur âme? Avez-vous manqué de respect pour les prêtres de l'Église? Les avez-vous critiqués? Avez-vous eu du ressentiment envers eux quand ils vous ont rappelé l'éternité, la préparation pour l'éternité, le salut de votre âme, le péché, ou bien quand ils vous ont demandé d'obéir à l'Église et à ses règles? Avez-vous insulté quelqu'un qui était plus âgé que vous?

SIXIEME COMMANDEMENT

Tu ne tueras point.

Nous n'avez pas tué quelqu'un physiquement au sens littéral mais peut-être avez-vous été indirectement la cause de la mort de quelqu'un: vous eussiez pu aider quelqu'un pauvre ou malade mais vous ne l'avez point fait, vous n'avez pas nourri ceux qui avaient faim, donné à boire à ceux qui avaient soif, reçu un étranger, vêtu ceux qui étaient nus, visité les malades et ceux qui étaient en prison (Mt 25,34-46)? Avez-vous commis un meurtre spirituel, c'est-à-dire, avez-vous mené quelqu'un hors du droit chemin; avez-vous été séduit par l'hérésie ou le schisme; avez-vous poussé quelqu'un à pécher? Avez-vous tué quelqu'un spirituellement par un déploiement de malice ou de haine?
Pardonnez-vous à ceux qui vous ont offensé ? Gardez-vous longtemps malice et ressentiment dans votre coeur? Vous blâmez-vous en tout ou en certaines choses seulement? Avez-vous eu recours à des opérations illégales (avortements) ce qui est aussi un meurtre, un péché conjoint de l'époux et de l'épouse ?

SEPTIEME COMMANDEMENT

Tu ne commettras point d'adultère.

Avez-vous vécu une relation charnelle avec quelqu'un du sexe opposé sans avoir reçu le sacrement du mariage de l'Église? Vous conduisez-vous librement et d'une manière licencieuse avec les membres du sexe opposé ? Vous êtes-vous souillé en vous laissant aller à des pensées ou des désirs impurs et lubriques? ou en lisant des livres pornographiques ou en regardant des images pornographiques? (chansons lestes, plaisanteries et films obscènes etc... ) Avez-vous commis des actes impurs seul ou avec d'autres personnes? Avez-vous commis l'adultère? Avez-vous eu des pratiques charnelles contre-nature ?

HUITIEME COMMANDEMENT

Tu ne voleras point.

Avez-vous volé la propriété de quelqu'un d'une manière directe ou indirecte? - par fraude, ruses diverses ou conspiration? Peut-être n'avez-vous pas fait ce que vous deviez faire en retour d'un service reçu? Avez-vous souhaité ardemment avoir des possessions matérielles sans désirer les partager avec ceux qui en ont aussi besoin? L'avarice s'est-elle emparée de votre âme? Avez-vous accepté des choses volées? Avez-vous disposé de choses qui vous avaient seulement été confiées.

NEUVIEME COMMANDEMENT

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Avez-vous médit de votre prochain? Avez-vous critiqué les autres, répandu des choses scandaleuses sur eux ou les avez-vous insultés pour ce que vous imaginez être leurs péchés et leurs vices? Aimez-vous écouter des rumeurs malsaines concernant certaines personnes et puis les répandre, étant alléché par le vain bavardage?

DIXIEME COMMANDEMENT

Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.

Enviez-vous les autres? L'envie mène à la malice et à la haine et peut vous conduire à commettre des actes inconsidérés qui peuvent aller jusques au meurtre.

(D'après l'ouvrage du Métropolite Antoine KHRAPOVITSKY publié à Varsovie en 1928 -Traduction et adaptation en Français d’après le version américaine: Claude Lopez-Ginisty)

Confession: Prières de Saint Ephrem le Syrien

PRIERES DE CONFESSION

Prière de Saint Ephrem au Très Saint Esprit.

O Seigneur, Roi Céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, aie compassion et pitié de Ton serviteur pécheur et pardonne mon indignité, et pardonne-moi aussi tous les péchés que j'ai humainement commis aujourd'hui, et non seulement humainement mais d'une manière pire que celle des bêtes- mes péchés volontaires, connus ou inconnus commis depuis ma jeunesse et ceux venant de suggestions malignes ou de mon impudence et de mon ennui. Si j'ai juré par Ton Nom ou blasphémé en pensées, si j'ai blâmé quelqu'un ou lui ai fait des reproches, si ma colère a porté atteinte à quelqu'un, l'a calomnié ou blessé, si je me suis mis en colère à propos de quelque chose, si j'ai dit un mensonge, si j'ai dormi sans nécessité, si un mendiant est venu vers moi et que je l'ai méprisé ou ignoré, si j'ai troublé mon frère ou me suis disputé avec lui, si j'ai condamné quiconque, si je me suis vanté, si j'ai été orgueilleux, si j'ai perdu mon calme avec quiconque, si lors de la prière, mon esprit a été distrait par l'attrait de ce monde, si j'ai eu des pensées dépravées, si j'ai trop mangé ou bien bu à l'excès, ou ri d'une manière frivole, si j'ai pensé au mal, si j'ai été attiré par quelqu'un et que cela m'ait blessé dans mon coeur, si j'ai dit des choses indécentes, si je me suis moqué du péché de mon frère quand mes propres fautes sont innombrables, si j'ai été négligent dans la prière, si j'ai commis quelque tort dont je ne puis me souvenir- car j'ai commis tout cela et plus encore- aie pitié ô mon Seigneur et Créateur, de moi Ton mauvais et inutile serviteur et absous, pardonne et délivre-moi dans Ta bonté et Ton amour pour les hommes afin que sensuel, pécheur et mauvais que je suis, je puisse m'étendre pour dormir et me reposer en paix. Et je vénère, je loue et glorifie Ton Nom très honorable avec le Père et Son Fils Unique, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen!

Confession quotidienne des péchés.

Je Te confesse, mon Seigneur , Dieu et Créateur, à Toi glorifié et adoré dans la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit, tous les péchés que j'ai commis tous les jours de ma vie, à toute heure, maintenant et dans le passé, jour et nuit, en pensée, parole et action, par gloutonnerie, ivresse, paroles oiseuses, acédie, indolence, contradiction, négligence, agressivité, égoïsme, avarice, vol, mensonge, malhonnêteté, curiosité, jalousie, envie, colère, ressentiment et souvenir des injustices à mon égard, haine, esprit mercenaire et aussi par tous mes sens, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, et tous les autres péchés, spirituels et corporels par lesquels je T'ai irrité, mon Dieu et Créateur et par lesquels j'ai causé des injustices à mon prochain. Triste à cette pensée, mais déterminé au repentir, je me tiens coupable devant Toi, mon Dieu. Aide-moi seulement mon Seigneur et Dieu, je T'en prie humblement par mes larmes. Pardonne-moi mes péchés passés par Ta miséricorde et absous moi de tout ce que j'ai confessé en Ta présence car Tu es Bon et Ami de l'homme. Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty, d'après le PRAYER BOOK, HOLY TRINITY MONASTERY

Annonces
 
RV à la rubrique "lire la Bible chaque jour", ci-dessous
Réunion jeunes 6-12 ans chaque Dimanche aussitôt après la Liturgie
Voir les fêtes des Saints dans la page accueil.
Samedi 21 Octobre à 10h : Liturgie des défunts