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Parole des Anciens

Jésus est ma respiration, plus encore que l'air, à tout instant de ma vie. Il est ma lumière, avant tout autre lumière, ma nourriture et ma boisson, mon vêtement, mon parfum, ma douceur, mon père et ma mère, un sol plus ferme que la terre que rien ne peut ébranler et qui me porte. St Jean de Cronstadt

Tant que l'on voit dans l'autre des défauts, on ne possède pas, soi-même, l'humilité. Aux yeux des humbles, tous paraissent meilleurs que soi, tous semblent bons. Ce qui fait notre malheur, c'est de vouloir trouver en nous la Sainteté, au lieu de l'humilité. Staretz Macaire d'Optino

Si nous avons reçu la pensée, c'est pour connaître le Christ; si nous avons reçu le désir, c'est pour courir vers Lui; si nous avons la mémoire, c'est pour Le porter en nous." Nicolas Cabasilas - La vie en Christ

Celui qui n'aime pas ses ennemis ne peut connaître le Seigneur, ni la douceur de l'Esprit-Saint. Mais celui qui n'a pas reçu le Saint-Esprit ne désire pas prier pour ses ennemis. L'âme qui n'a pas l'amour des ennemis n'aura jamais la paix; elle se tourmentera et fera souffrir les autres. St Silouane

Et si l'on me demandait :" que désires-tu de Dieu, quel don ? "; Je répondrais : " l'esprit d'humilité qui, plus que tout, plaît au Seigneur " St Silouane

Seigneur, dans Ta miséricorde, viens à la recherche de ta créature et montre-toi aux hommes par le Saint-Esprit, comme tu te révèles à Tes serviteurs. Réjouis, Seigneur, par la venue de Ton Esprit-Saint, toute âme affligée. Fais, Seigneur, que tous les hommes qui Te prient connaissent le Saint-Esprit.   Staretz Silouane p 275

Saint Jean Chrysostome a dit :"le premier père spirituel de l'homme est la voix de la conscience", c'est le premier lien spirituel de l'homme avec Dieu. Notre conscience s'éclaire et acquiert la maturité en écoutant la parole de l'Evangile, en faisant le travail intérieur de la prière et en communiant aux Saints Sacrements du Christ. Apostolia Novembre 2014

Saint Jean Chrysostome a dit : "Veux-tu voir ce qu'est l'Eglise et quel est le miracle que produit l'Eglise ? C'est très simple. Entre dans l'église et tu verras que c'est un lieu où tu entres loup et tu sors agneau, tu entres brigand et tu sors Saint, tu entre coléreux et tu sors doux, tu entres homme et tu sors Dieu selon la grâce" Apostolia Novembre 2014

L'Esprit-Saint est la joie de Dieu se déversant sur la création, pour assurer une orientation renouvelée de la création vers son Créateur, le dépassement de la séparation entre Dieu et la créature et donc la réalisation plénière de la créature. La joie de Dieu, concentrée dans le Saint-Esprit, se déverse grâce à Lui dans nos âmes, de sorte que nous sommes introduits dans la Joie même de la Trinité.         Dumitru STANILOE dans Prière de Jésus et Expérience du Saint-Esprit - DDB

Athanase,l' Archevêque d'Alexandrie de Sainte mémoire, supplia Abba Pambo de descendre du désert à Alexandrie. Il descendit donc. Et voyant une actrice, il se mit à pleurer. Ceux qui étaient présents lui demandèrent le motif de ses larmes et il dit :" deux choses m' incitent à pleurer : l'une, la perte de cette femme, l'autre, que je n'ai pas un tel souci de plaire à Dieu que cette femme de plaire aux hommes mauvais"                                                                          Paroles des Anciens

N'imagine pas que tu puisses te libérer des passions et échapper à la souillure des pensées passionnées, si tu portes encore l' arrogance et l' enflure des vertus; car tu ne verras pas la demeure de la paix dans la bonté des pensées, tu n' entreras pas avec joie dans le temple de l'amour, tant que tu te confieras en toi-même et dans tes oeuvres.     Philocalie des Pères Neptiques N. Stethatos p37

La prière de celui qui garde des griefs contre son prochain est impure. Nous ne pouvons et devons adresser des reproches qu'à une seule personne : nous-même. Sans cette accusation de soi, la prière sera aussi vaine que si l'on adressait des reproches, dans son coeur, à autrui.           Le Chemin des Ascètes - Titi Colliander

 Il n' y a pas de félicité plus grande que d'aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son coeur et de toute son âme, ainsi que l'a commandé le Seigneur, et son prochain comme soi-même. Lorsque cet amour remplit l'âme, tout la réjouit; mais quand il se perd, l' homme ne trouve pas de repos, il se trouble et accuse les autres de l' avoir offensé. Il ne comprend pas que c'est lui le coupable : il a perdu l'amour de Dieu, il a jugé ou haï son frère. La grâce vient de l' amour pour notre frère et c'est par l' amour pour notre frère qu'on la garde. Mais si nous n'aimons pas notre frère, la grâce Divine ne viendra pas dans notre âme.                                                                              Saint Silouane

Un profond silence est une prière profonde et une prière profonde est un profond silence.
L' intelligence et l' éducation n'ont aucune valeur si elles ne sont pas au service de l'amour.
La plus grande chose qui nous sera demandée au jugement dernier est "pourquoi n'avons-nous pas fait plus attention à notre prochain ? "

                                                                                                 Père Arsenié

Les Saints Pères nous disent tous d'une seule voix : "La première chose à vous mettre dans l' esprit est de ne jamais, en aucune façon, vous appuyer sur vous-même. Le combat que vous allez affronter est extraordinairement ardu et vos seules forces humaines sont absolument insuffisantes pour le mener. Si vous vous fiez à vous-même, vous serez immédiatement renversé et vous perdrez toute envie de continuer la lutte. Seul Dieu peut vous donner la victoire, selon votre propre désir"       Extraits de  le Chemin des Ascètes de Tito Colliander

La meilleure et la plus belle des choses est de s' accueillir réciproquement les uns les autres. Nous n'allons pas être jugés pour ce que nous avons donné ou pas donné aux autres, mais d' après le comment nous avons accueilli notre frère dans notre coeur. Juger mon frère, cela veut dire que je ne l'accueille pas dans mon coeur. Nous pouvons beaucoup jeûner ou faire de grands efforts ascétiques, mais rappelons-nous que ce n'est pas la nourriture qui m'approche ou qui m'éloigne de Dieu, la nourriture qui nous fait entrer ou ne pas entrer auprès de notre Dieu dans le Royaume et qui nous fait ressentir le Royaume en nous-mêmes, c'est notre prochain ! Voilà la clé du Royaume : le Seigneur, ton prochain et toi-même. On ne peut échapper à ce cercle qui nous unit les uns aux autres, qui fait de cette vie, notre Paradis ou notre enfer.                                                                       Monseigneur Joseph

 

Abba Antoine scrutant la profondeur des jugements de Dieu, demanda: « Seigneur, comment se fait-il que certains meurent dans la fleur de l' âge, tandis que d'autres atteignent une extrême vieillesse ?Pourquoi y a-t-il des pauvres et des riches ? Comment des hommes injustes s'enrichissent-ils tandis que des justes sont dans le besoin ? Survint alors une voix qui lui dit : « Antoine, sois attentif à toi-même; car le reste, c'est le jugement de Dieu et il ne te convient pas de le connaître. »

 

"Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d' être engloutis par la mer,car nous sommes debout sur le roc.
Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d' engloutir la barque de Jésus.
Que craindrions-nous ? Dites-le moi : la mort ? Pour moi, vivre, c'est le Christ et mourir est un avantage ( Ph 1,21 ), l' exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit ( Ps 23, 1 ), la confiscation des biens ? De même que nous n' avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter ( 1 Tim 6, 7 ), les menaces du monde ? Je les méprise et ses faveurs, je m' en moque; je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse.
Je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C'est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe et j' exhorte votre charité à la confiance"
                                                                                              St Jean Chrysostome

 

 

 

Saint Martin de Tours Le Miséricordieux

Fils d'un officier des légions romaines, Saint Martin naquit en 316 à Sabaria en Hongrie, où son père était en garnison. Il fut cependant élevé dans la patrie de sa famille, à Pavie (Italie) et fut, selon la loi en vigueur, destiné lui aussi à servir dans les armes. Dès l'âge de dix ans, bien que ses parents fussent païens, le jeune garçon fréquentait l'église des chrétiens et demanda à être reçu comme catéchumène. Deux ans plus tard, ayant entendu parler des exploits des solitaires d'Orient, il rêvait de partir loin des troubles du monde pour mener la vie monastique ; mais il dut se soumettre à la volonté de ses parents et fut enrôlé dans l'armée.

Sa profession ne l'empêchait pourtant pas de pratiquer les saintes vertus évangéliques. A l'âge de dix-huit ans, alors qu'il était en garnison à Amiens en Gaule, il rencontra un jour d'hiver un pauvre nu et grelotant de froid aux portes de la ville. Voyant que personne n'était touché de compassion à ce spectacle, et bien qu'il n'eût sur lui que son manteau, ayant déjà distribué ce qu'il avait en aumônes, le serviteur de Dieu saisit son épée, coupa le manteau par le milieu, en donna une partie au pauvre et se revêtit du reste, malgré les railleries de ceux qui l'entouraient. La nuit suivante, il vit le Christ lui apparaître, vêtu de la partie du manteau dont il avait recouvert le pauvre, et l'entendit dire à la multitude des anges qui L'entouraient: « Martin, encore catéchumène, m'a couvert de ce vêtement ».

Martin reçut le saint baptême peu après cet événement, et voulut quitter l'armée pour devenir moine ; mais il céda finalement aux instances de son tribun et resta dans le monde, en étant cependant moine au fond de lui-même. Il n'obtint son congé que bien des années plus tard, alors qu'il était officier de la garde impériale (juillet 356). Il se précipita alors à Poitiers, pour s'attacher à la personne du grand saint Hilaire (commémoré le 13 janvier), l'homologue de saint Athanase pour l'Occident, qui avant d'être envoyé en exil en Phrygie, lui conféra le ministère d'exorciste et lui donna sa bénédiction pour aller vivre seul dans un endroit retiré. Martin partit lui aussi bientôt pour la Pannonie, afin de convertir ses vieux parents. Il amena sa mère à la foi et, trouvant ces régions de l'Illyricum agitées par les querelles de l'arianisme, il engagea presque seul la lutte contre les hérésies, en fidèle disciple de son père spirituel Hilaire.

Après avoir souffert bien des mauvais traitements, il revint en Italie, à Milan, et apprit que l'Eglise des Gaules était également dans le trouble depuis le départ d'Hilaire; aussi se fixa-t-il là dans une cellule solitaire pour s'y livrer enfin à la contemplation de Dieu qu'il désirait depuis tant d'années. Mais là encore, il fut en butte aux ariens et, chassé par l'évêque hérétique de Milan, Auxence, il partit se réfugier dans une petite île de la côte Ligure, Gallinaria.

Quand il apprit qu'Hilaire revenait de son exil, Martin courut le rejoindre et s'installa dans une étroite cellule, à Ligugé, non loin de la ville de Poitiers. La vie monastique était alors à ses débuts en Gaule, et Saint Martin en fut presque l'initiateur, mais son zèle pour les œuvres saintes et pour la prière lui donna bien vite la science des moines les plus expérimen­tés d'Orient, et d'autres aspirants à la vie angélique ne tardèrent pas à se joindre à lui pour devenir ses disciples.

Une dizaine d'années plus tard, le siège épiscopal de Tours étant devenu vacant, le clergé et les fidèles de la ville parvinrent, à l'aide d'un stratagème, à arracher le serviteur de Dieu à sa solitude et à le consacrer malgré lui évêque (371).

Ce changement d'état ne lui fit pas toutefois changer de manière de vivre : même humilité dans l'âme, même pauvreté dans les vêtements et dans la nourriture. «II avait toute la dignité d'un évêque, sans abandonner le genre de vie et la vertu d'un moine», dira son biographe Sulpice Sévère. Il renonça même à loger dans la riche demeure épiscopale et s'installa dans une cellule proche de l'église. Mais, constamment dérangé par les visiteurs dans ses saintes occupations, il s'installa ensuite dans un ermitage, situé dans un lieu désert, à deux milles de la cité : ce qui allait devenir le célèbre monastère de Marmoutier. L'évêque habitait une cellule de bois, et les nombreux frères qui vinrent se joindre à lui avaient établi leurs demeures dans des grottes de la montagne qui surplombait. Il y avait là environ qua­tre-vingts moines qui vivaient dans une parfaite pauvreté évangélique : ne possédant rien en propre, ils vivaient unis par une fraternelle charité, ne travaillaient que le peu de temps nécessaire pour subvenir à leurs besoins, et consacraient leurs jours et leurs nuits à la prière et à la méditation, sous la direction paternelle de Saint Martin.

Epris de solitude, le serviteur de Dieu n'en était pas moins évêque conscient de sa mission apostolique dans cette Gaule encore partiellement christianisée. L'Evangile avait pénétré dans les villes, mais les campagnes étaient encore livrées aux cultes idolâtres et aux superstitions. Ce fut Martin qui organisa le premier des paroisses rurales dans son diocèse : il parcou­rait les campagnes en proclamant le message du Salut, confirmait la vérité de ses paroles par de nombreux miracles, et amenait les populations païennes à détruire elles-mêmes les temples des idoles pour les remplacer par des églises. La réputation de thaumaturge de l'évêque de Tours devint même si grande qu'elle dépassa les limites de son diocèse, et on a pu l'appeler l'Apôtre des campagnes. Partout où il passait, les miracles abondaient, les malades guérissaient, les morts ressuscitaient, les incrédules trouvaient la foi, comme si le Christ Lui-même était présent à nouveau dans la personne du saint.

Sa réputation était si grande que son autorité s'imposait même aux plus grands personnages. A trois reprises, il se rendit à Trèves, résidence de l'empereur d'Occident, pour intercéder en faveur de son peuple ou pour obtenir de l'empereur Maxime, qui usurpa le pouvoir de 383 à 388, qu'il ne condamne pas à mort certains hérétiques du parti de Priscillien. Sans crainte du souverain, le saint prélat gardait à la cour la même attitude noble et assurée que lui donnait partout sa sainteté. Il ne craignait pas de lui montrer crûment la prééminence de la dignité épiscopale sur l'autorité temporelle, et provoqua une telle admiration de la part de l'impératrice que celle-ci insista un jour pour le servir à table comme une humble servante. Dans les campagnes auprès de paysans païens comme à la Cour, dans la solitude de son monastère comme dans son évêché, Saint Martin montrait toujours une humilité et une charité exemplaires ; persévérant toute sa vie dans le jeûne et la veille, «l'élan de son âme était toujours tourné vers le ciel». «Jamais Martin n'a laissé passer une heure, un moment sans se livrer à la prière ou s'absorber dans la lecture, et encore, même en lisant ou en faisant autre chose, jamais il ne cessait de prier Dieu. Jamais personne n'a vu Martin s'irriter, ni s'émouvoir, ni s'affliger, ni rire. Toujours un, toujours le même, le visage resplendissant comme d'une joie céleste, il semblait en dehors de la nature humaine. Dans sa bouche, rien que le nom du Christ; dans son âme, rien qu'amour, paix et miséricorde» (Sulpice Sévère, Vie de Saint Martin, 27).

Mais comme le Christ et tous ses fidèles disciples, le saint dut éprou­ver des épreuves de la part de certains de ses collègues dan l'épiscopat, jaloux de ses faveurs auprès des grands comme parmi le peuple. Même de la part de certains de ses proches, Martin endura calomnies, mépris, injus­tes accusations, mais jamais il ne se départit de sa sérénité et de sa charité. S'étant rendu un jour dans une de ses paroisses rurales pour réconcilier les clercs de cette église, malgré ses quatre-vingt-un ans, le saint tomba malade. Il rassembla alors ses disciples et leur annonça sa mort prochaine. Comme ceux-ci se lamentaient et le suppliaient de ne pas le laisser orphe­lins, Martin leur répondit en se tournant ver le Seigneur : « Seigneur, si je suis nécessaire à ton Eglise, je ne refuse pas de souffrir. Que Ta volonté soit faite ! » Refusant tout réconfort, il persévéra jusqu'à la fin dans la prière. Allongé sur un lit de cendre, couvert d'un cilice, il disait: «II ne con­vient pas qu'un chrétien meure autrement que sur la cendre. Moi si je vous laissais un autre exemple, j'aurais péché». Comme le Diable lui appa­raissait pour le tenter une dernière fois, le saint le railla, en disant : « Tu ne trouveras rien en moi qui t'appartienne, maudit. C'est le sein d'Abraham qui va me recevoir ». En prononçant ces paroles, il rendit son âme à Dieu. Son visage parut alors illuminé comme le visage d'un ange. « Tel était alors l'aspect de Martin qui semblait se montrer dans la gloire de la résurrection future avec une chair nouvelle ».

Décédé le 8 novembre 397, le saint évêque fut transféré à Tours, et ses funérailles eurent lieu le 11 novembre, en présence d'une multitude incroyable de fidèles accourus des villes et des campagnes environnantes.

Saint Martin fut le premier confesseur (non martyr) objet d'un culte public en Occident. Ses reliques attirèrent pendant de nombreux siècles des foules de pèlerins et il est considéré comme le saint protecteur de la France.

ACATHISTE A SAINT MARTIN DE TOURS

Kondakion 1

Evêque du Seigneur venu de Panonie* comme le soleil pérégrinant d'Est en Ouest* qui fit resplendir sur notre terre sauvage* l'insigne vertu des soldats du Très-Haut*

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Ikos 1

Dès l'enfance tu aspiras à la lumière* Tu choisis à dix ans le catéchuménat* Fuyant le milieu païen de tes géniteurs* Pour cheminer vers la Jérusalem Céleste* Où dans la gloire nous te chantons maintenant :

Réjouis-toi, Bouture tendre de Lys pur,

Réjouis-toi, Bourgeon précoce de l'Eden,

Réjouis-toi, Fleur délicate de la foi,

Réjouis-toi, Prélude saint de notre sang,

Réjouis-toi, Echo subtil de l'Enfant-Roi,

Réjouis-toi, Elan frêle vers le Royaume,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 2

Ton père te voulut faire soldat du monde* Mais tu refusas cette vocation guerrière* Aspirant en ton âme à de plus hauts desseins* Désirant te joindre à la milice divine* Qui sans cesse loue Dieu disant: Alléluia!

Ikos 2

Tu fus incorporé de force dans l'armée* Et tu acceptas l'épreuve venant de Dieu* T'exerçant à la piété dans tes instants libres* Purifiant ton âme ton corps et ton esprit* Pour t'approcher de ce ciel où nous te clamons :

Réjouis-toi, Archet des traits du Saint Esprit,

Réjouis-toi, Recrue hardie de l'Eternel,

Réjouis-toi, Garde fidèle de la foi,

Réjouis-toi, Héraut de la Bonne Nouvelle,

Réjouis-toi, Combattant vierge de l'ascèse,

Réjouis-toi, Soldat superbe de l'Eglise,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 3

Dans la place forte d'Amiens tu vis un jour* Un malheureux en haillons grelottant de froid* Or donc d'un coup d'épée tu tranchas ton manteau* Et le donnas au pauvre sous la bise dure* Louant Dieu et clamant vers Lui: Alléluia!

Ikos 3

Escorté de Ses anges le Christ vint à toi* Couvert du manteau que tu lui avais donné* Cet habit c'est Martin qui m'en a revêtu* Dit le Seigneur dans cette édifiante vision* Avec Lui émerveilés nous nous écrions:

Réjouis-toi, qui fus digne de notre Maître,

Réjouis-toi, qui distribuas tout aux pauvres,

Réjouis-toi, qui incarnas la charité,

Réjouis-toi, qui ne voulus rien posséder,

Réjouis-toi, qui méprisas le monde vil,

Réjouis-toi, qui ne possédas que la Vie,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 4

Lors tu te préparas à l'Illumination* Des disciples du Christ dans la triple immersion* Par les offrandes les prières et le jeûne* Et la Pâque suivante t'agrégea au troupeau* Des fidèles qui chantent vers Dieu: Alléluia!

Ikos 4

L'empereur voulant récompenser ses soldats* Tu ne demandas que ta chère liberté* Et ne désirant pas que l'on te croit couard* Tu acceptas d'aller au combat sans tes armes* Dieu t'épargna cette épreuve et nous te disons:

Réjouis-toi, qui repoussas les tentations,

Réjouis-toi, qui voulus être sans attaches,

Réjouis-toi, qui abandonnas les honneurs,

Réjouis-toi, qui ne regardas pas en arrière,

Réjouis-toi, qui acceptas de n'être rien,

Réjouis-toi, qui rejoignis l'armée céleste,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 5

Tu fus accueilli par l'évêque de Trêves* Puis après son natalice tu demeuras* Auprès du saint hiérarque Hilaire de Poitiers* Qui toujours s'émerveillant de ton âme pure* Rendait grâces à Dieu disant: Alléluia!

Ikos 5

Sous la houlette de ce Pasteur impeccable* Tu fus instruit des plus profonds mystères saints* La graine de l'Evangile trouva en toi* Un sol fertile où elle prit racines fortes* Pour croître jusques aux cieux où nous te disons:

Réjouis-toi, tu fus éduqué par un saint,

Réjouis-toi, tu connus la foi d'un Apôtre,

Réjouis-toi, tu vis le Ciel dès cette terre,

Réjouis-toi, tu reçus la part des élus,

Réjouis-toi, tu sus écouter la Parole,

Réjouis-toi, tu fis fructifier tes talents,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 6

En songe mandé par le Seigneur en Pannonie* Tu quittas saint Hilaire en lui promettant* De revenir auprès de lui ta mission terminée* Tu partis donc apporter aux tiens l'Evangile* Pour qu'avec toi ils crient vers Dieu: Alléluia!

Ikos 6

Traversant les divers lieux de l'Europe* Tu convertis par ton courage les païens* Et parvenu chez toi menas ta mère au Christ* Confiant ton père à la merci du Dieu Bon* Admirant ta foi tranquille nous te disons:

Réjouis-toi, tu sus proclamer le Royaume,

Réjouis-toi, tu donnes la vie à ta mère,

Réjouis-toi, tu rendis proche le salut,

Réjouis-toi, tu montras le chemin des Cieux,

Réjouis-toi, tu éclairas les égarés,

Réjouis-toi, tu anéantis les ténèbres,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 7

Reprenant le chemin de Gaule tu appris* Que pour le Christ saint Hilaire était exilé* Tu décidas de séjourner en Lombardie* Et tu créas près de Milan un ermitage* Où vers Dieu s'éleva un pur: Alléluia!

Ikos 7

L'évêque de Milan était zélote arien* Qui te fit reprendre le chemin de l'errance* Tu partis donc avec un prêtre sur une île* Où vous servîtes le Maître par votre ascèse* Emus par ta persévérance nous te clamons:

Réjouis-toi, Emule de saint Athanase,

Réjouis-toi, Imitateur des solitaires,

Réjouis-toi, Laudateur des saints égyptiens,

Réjouis-toi, Admirateur des cénobites,

Réjouis-toi, Voix infaillible des ascètes,

Réjouis-toi, Aube des saints moines gaulois,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 8

Ayant appris le retour d'exil du hiérarque* Tu rejoignis l'entourage de saint Hilaire* Qui fis grande violance à ta modestie* En t'enrôlant dans la troupe de ses saints prêtres* Qui d'une voix vers Dieu chantaient: Alléluia!

Ikos 8

Dans la nouvelle Thébaïde du Poitou* A Ligugé tu établis une retraite* Où lors de saint Athanase imitant l'exemple* Tu cultivas la vertu au jardin de l'âme* Eblouis par ta sainte vie nous te répétons :

Réjouis-toi, Oraison nette devant Dieu,

Réjouis-toi, Prière chaste à l'Eternel,

Réjouis-toi, Holocauste agréable au Fils,

Réjouis-toi, Ferveur ardente dans l'Esprit,

Réjouis-toi, Piété candide des enfants,

Réjouis-toi, Oratoire vif du Père Saint,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 9

Priant ton chemin dans la grâce du Seigneur* Tu te fis apôtre des routes des gaules* Dans toutes les contrées ton exemple sacré* Resplendit comme un soleil au coeur de l'hiver* Tandis que résonnait au ciel: Alléluia!

Ikos 9

Par les prières saintes que tu fis monter* Auprès du Maître de nos âmes et nos corps* Tu sus guérir toutes sortes de maladies* Et le Malin fut maintes fois mis en déroute* C'est pourquoi avec les anges nous te louons :

Réjouis-toi, qui sus étancher toute soif,

Réjouis-toi, qui rassasias les affamés,

Réjouis-toi, qui délivras les possédés,

Réjouis-toi, qui ouvris les yeux des aveugles,

Réjouis-toi, qui portas le fardeau du monde,

Réjouis-toi, qui fus absolution vivante,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 10

Le siège de Saint Hilaire te fut offert* Tu le refusas pour rester en solitude* Dans l'amitié des saints des anges et du Christ* T'enracinant dans la prière comme en terre* Chantant sans discontinuer: Alléluia!

Ikos 10

Trois ans durant tu refusas l'épiscopat* Mais à Ligugé tu fus par ruse enlevé* Mené à Tours et acclamé par tout le peuple* Tu ne pus donc te dérober à ta mission* Pour cela Pasteur admirable nous te chantons :

Réjouis-toi, qui voulus fuir tous les honneurs,

Réjouis-toi, qui eus la confiance du peuple,

Réjouis-toi, qui abdiquas ta volonté,

Réjouis-toi, qui fus apôtre du Seigneur,

Réjouis-toi, qui marchas sur les pas des douze,

Réjouis-toi, qui conduisis la nef de l'Eglise,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 11

Ne voulant point de ta demeure épiscopale* Tu choisis de fonder un nouveau monastère* Et par tes prières tu créas Marmoutier* Qui devint refuge des miséreux du Christ* Vivant de Sa grâce et clamant: Alléluia!

Ikos 11

Tu glorifias les saints serviteurs de Dieu* Ton saint prédécesseur et apôtre Gatien* Le Saint Martyr Maurice et la légion Thébaine* Dont tu fis vénérer les reliques sacrées* C'est pourquoi dans les Cieux avec nous ils te crient :

Réjouis-toi, tu cheminas sur la Voie Droite,

Réjouis-toi, tu vécus ici-bas au Ciel,

Réjouis-toi, tu restas l'Ami de l'Epoux,

Réjouis-toi, tu es à la dextre du Fils,

Réjouis-toi, tu pries maintenant dans l'Esprit,

Réjouis-toi, tu as rejoint les saints des Gaules,

Réjouis-toi, Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 12

Chevauchant sur un âne à l'instar du Seigneur* Tu parcourus inlassablement les chemins* Toujours à la recherche des brebis perdues* Priant prêchant admonestant et guérissant* Disciple parfait du Maître de toutes choses* Vers lequel nos voix entonnent l'Alléluia!

Ikos 12

Intercesseur fervent pour la gloire de Dieu* Tu ramenas la paix dans l'empire du monde* Puis ayant combattu le bon combat du Christ* Tu rendis à ton créateur ton âme pure* Ayant créé partout des temples où l'on chante :

Réjouis-toi, tu restes vivant sur la terre,

Réjouis-toi, tu es puissant dans l'Autre Monde,

Réjouis-toi, tu nous combles de tes miracles,

Réjouis-toi, tu nous protèges du Malin,

Réjouis-toi, tu chemines dans nos prières,

Réjouis-toi, tu veilles sur l'Orthodoxie,

Réjouis-toi Saint Martin Hiérarque de Tours !

Kondakion 13

Apôtre des Gaules tu déposas ton corps* Et tu ptis ton essor vers l'assemblée des justes* Mais comme le Maître tu n'abandonnas point* Par tes miracles ceux qui disent avec ferveur au Dieu Un dans la Trinité: Alléluia! Alléluia! Alléluia!

On dit à nouveau l'Ikos 1 et le Kondakion 1

***

Pière au Saint Hiérarque du Christ

Martin de Tours

O très saint père Martin évêque de Tours* Toi qui fus dans ce monde pèlerin du Ciel* Marchant sans cesse vers le Royaume des Cieux* Pries le Christ très doux notre Maître et notre Dieu* De nous accorder de pérégriner aussi* Parmi les embûches et les tourments du siècle* Les yeux sans cesse fixés sur l'Autre Soleil* Imitant ton zèle ardent et ta compassion* Afin que nous soyons dignes d'être reçus* Au havre de paix au terme de notre exil* Sur cette terre où tu nous montras la Voie* Amen!

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