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Parole des Anciens

Voici cinq chemins de la conversion : d'abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain; le troisième consiste dans la prière; le quatrième dans l'aumône; le cinquième dans l'humilité. Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins; ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère ... St Jean Chrysostome

Jésus est ma respiration, plus encore que l'air, à tout instant de ma vie. Il est ma lumière, avant tout autre lumière, ma nourriture et ma boisson, mon vêtement, mon parfum, ma douceur, mon père et ma mère, un sol plus ferme que la terre que rien ne peut ébranler et qui me porte. St Jean de Cronstadt

Tant que l'on voit dans l'autre des défauts, on ne possède pas, soi-même, l'humilité. Aux yeux des humbles, tous paraissent meilleurs que soi, tous semblent bons. Ce qui fait notre malheur, c'est de vouloir trouver en nous la Sainteté, au lieu de l'humilité. Staretz Macaire d'Optino

Si nous avons reçu la pensée, c'est pour connaître le Christ; si nous avons reçu le désir, c'est pour courir vers Lui; si nous avons la mémoire, c'est pour Le porter en nous." Nicolas Cabasilas - La vie en Christ

Celui qui n'aime pas ses ennemis ne peut connaître le Seigneur, ni la douceur de l'Esprit-Saint. Mais celui qui n'a pas reçu le Saint-Esprit ne désire pas prier pour ses ennemis. L'âme qui n'a pas l'amour des ennemis n'aura jamais la paix; elle se tourmentera et fera souffrir les autres. St Silouane

Et si l'on me demandait :" que désires-tu de Dieu, quel don ? "; Je répondrais : " l'esprit d'humilité qui, plus que tout, plaît au Seigneur " St Silouane

Seigneur, dans Ta miséricorde, viens à la recherche de ta créature et montre-toi aux hommes par le Saint-Esprit, comme tu te révèles à Tes serviteurs. Réjouis, Seigneur, par la venue de Ton Esprit-Saint, toute âme affligée. Fais, Seigneur, que tous les hommes qui Te prient connaissent le Saint-Esprit.   Staretz Silouane p 275

Saint Jean Chrysostome a dit :"le premier père spirituel de l'homme est la voix de la conscience", c'est le premier lien spirituel de l'homme avec Dieu. Notre conscience s'éclaire et acquiert la maturité en écoutant la parole de l'Evangile, en faisant le travail intérieur de la prière et en communiant aux Saints Sacrements du Christ. Apostolia Novembre 2014

Saint Jean Chrysostome a dit : "Veux-tu voir ce qu'est l'Eglise et quel est le miracle que produit l'Eglise ? C'est très simple. Entre dans l'église et tu verras que c'est un lieu où tu entres loup et tu sors agneau, tu entres brigand et tu sors Saint, tu entre coléreux et tu sors doux, tu entres homme et tu sors Dieu selon la grâce" Apostolia Novembre 2014

L'Esprit-Saint est la joie de Dieu se déversant sur la création, pour assurer une orientation renouvelée de la création vers son Créateur, le dépassement de la séparation entre Dieu et la créature et donc la réalisation plénière de la créature. La joie de Dieu, concentrée dans le Saint-Esprit, se déverse grâce à Lui dans nos âmes, de sorte que nous sommes introduits dans la Joie même de la Trinité.         Dumitru STANILOE dans Prière de Jésus et Expérience du Saint-Esprit - DDB

Athanase,l' Archevêque d'Alexandrie de Sainte mémoire, supplia Abba Pambo de descendre du désert à Alexandrie. Il descendit donc. Et voyant une actrice, il se mit à pleurer. Ceux qui étaient présents lui demandèrent le motif de ses larmes et il dit :" deux choses m' incitent à pleurer : l'une, la perte de cette femme, l'autre, que je n'ai pas un tel souci de plaire à Dieu que cette femme de plaire aux hommes mauvais"                                                                          Paroles des Anciens

N'imagine pas que tu puisses te libérer des passions et échapper à la souillure des pensées passionnées, si tu portes encore l' arrogance et l' enflure des vertus; car tu ne verras pas la demeure de la paix dans la bonté des pensées, tu n' entreras pas avec joie dans le temple de l'amour, tant que tu te confieras en toi-même et dans tes oeuvres.     Philocalie des Pères Neptiques N. Stethatos p37

La prière de celui qui garde des griefs contre son prochain est impure. Nous ne pouvons et devons adresser des reproches qu'à une seule personne : nous-même. Sans cette accusation de soi, la prière sera aussi vaine que si l'on adressait des reproches, dans son coeur, à autrui.           Le Chemin des Ascètes - Titi Colliander

 Il n' y a pas de félicité plus grande que d'aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son coeur et de toute son âme, ainsi que l'a commandé le Seigneur, et son prochain comme soi-même. Lorsque cet amour remplit l'âme, tout la réjouit; mais quand il se perd, l' homme ne trouve pas de repos, il se trouble et accuse les autres de l' avoir offensé. Il ne comprend pas que c'est lui le coupable : il a perdu l'amour de Dieu, il a jugé ou haï son frère. La grâce vient de l' amour pour notre frère et c'est par l' amour pour notre frère qu'on la garde. Mais si nous n'aimons pas notre frère, la grâce Divine ne viendra pas dans notre âme.                                                                              Saint Silouane

Un profond silence est une prière profonde et une prière profonde est un profond silence.
L' intelligence et l' éducation n'ont aucune valeur si elles ne sont pas au service de l'amour.
La plus grande chose qui nous sera demandée au jugement dernier est "pourquoi n'avons-nous pas fait plus attention à notre prochain ? "

                                                                                                 Père Arsenié

Les Saints Pères nous disent tous d'une seule voix : "La première chose à vous mettre dans l' esprit est de ne jamais, en aucune façon, vous appuyer sur vous-même. Le combat que vous allez affronter est extraordinairement ardu et vos seules forces humaines sont absolument insuffisantes pour le mener. Si vous vous fiez à vous-même, vous serez immédiatement renversé et vous perdrez toute envie de continuer la lutte. Seul Dieu peut vous donner la victoire, selon votre propre désir"       Extraits de  le Chemin des Ascètes de Tito Colliander

La meilleure et la plus belle des choses est de s' accueillir réciproquement les uns les autres. Nous n'allons pas être jugés pour ce que nous avons donné ou pas donné aux autres, mais d' après le comment nous avons accueilli notre frère dans notre coeur. Juger mon frère, cela veut dire que je ne l'accueille pas dans mon coeur. Nous pouvons beaucoup jeûner ou faire de grands efforts ascétiques, mais rappelons-nous que ce n'est pas la nourriture qui m'approche ou qui m'éloigne de Dieu, la nourriture qui nous fait entrer ou ne pas entrer auprès de notre Dieu dans le Royaume et qui nous fait ressentir le Royaume en nous-mêmes, c'est notre prochain ! Voilà la clé du Royaume : le Seigneur, ton prochain et toi-même. On ne peut échapper à ce cercle qui nous unit les uns aux autres, qui fait de cette vie, notre Paradis ou notre enfer.                                                                       Monseigneur Joseph

 

Abba Antoine scrutant la profondeur des jugements de Dieu, demanda: « Seigneur, comment se fait-il que certains meurent dans la fleur de l' âge, tandis que d'autres atteignent une extrême vieillesse ?Pourquoi y a-t-il des pauvres et des riches ? Comment des hommes injustes s'enrichissent-ils tandis que des justes sont dans le besoin ? Survint alors une voix qui lui dit : « Antoine, sois attentif à toi-même; car le reste, c'est le jugement de Dieu et il ne te convient pas de le connaître. »

 

"Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d' être engloutis par la mer,car nous sommes debout sur le roc.
Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d' engloutir la barque de Jésus.
Que craindrions-nous ? Dites-le moi : la mort ? Pour moi, vivre, c'est le Christ et mourir est un avantage ( Ph 1,21 ), l' exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit ( Ps 23, 1 ), la confiscation des biens ? De même que nous n' avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter ( 1 Tim 6, 7 ), les menaces du monde ? Je les méprise et ses faveurs, je m' en moque; je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse.
Je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C'est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe et j' exhorte votre charité à la confiance"
                                                                                              St Jean Chrysostome

 

 

 

"Guérir, c'est recouvrer le Christ. La guérison ne signifie pas la cessation d'une douleur, mais la recouvrance du Christ qui me donne la paix, la constance, l'aspiration au bien, la compréhension de l'autre et l'amour infini et inconditionnel, car tel est le Christ. Gisant dans le péché, je hais, je juge, je dis du mal des autres, je vois leurs fautes et les divulgue à un maximum de personnes ..."
Mgr Joseph, revue Apostolia Nov. 2017

 

St Grégoire de Khandzta

 

 

Le 5 Octobre, mémoire de notre vénérable Père Grégoire de Khandzta, en Géorgie.

Notre Père saint Grégoire (Grigol) de Khandzta fut élevé à la cour du souverain Nerse de Kartli. Sa famille faisait partie de l'aristocratie de Mskheta. Il reçut une éducation digne du noble rang de sa famille et fit preuve d'une aptitude spéciale pour les sciences et la théologie.

Le jeune homme choisi par Dieu était extraordinairement dévoué à ses études. En peu de temps il mémorisa les Psaumes et se familiarisa avec les doctrines de l'Eglise. Il apprit aussi plusieurs langues et connaissait de nombreuses œuvres théologiques par cœur.

Alors que Grégoire était encore jeune, ses proches exprimèrent le souhait de le voir entrer dans le sacerdoce. Le jeune sage avait aspiré à la vie spirituelle dès le début, mais il ne s'estimait pas prêt à assumer une telle énorme responsabilité. "Mon orgueil m'empêche d'accomplir votre désir," leur dit-il.

Enfin, il accepta d'être ordonné prêtre, mais les princes locaux cherchèrent à le consacrer évêque. Effrayé à l'idée, Grégoire s'enfuit secrètement au sud-ouest la Géorgie avec trois compagnons aux vues similaires: son cousin Sabbas [Saba] (futur évêque et rénovateur du monastère d'Ishkhani,Théodore [Tevdore[ (constructeur du monastère de Nedzvi [Akhaldaba]), et Christophe [Kristepore] (constructeur du monastère de saint Cyrique Dviri). Les quatre frères étaient unis par la foi et l'amour de Dieu et liés par un seul désir, comme s'ils étaient une seule âme existant dans quatre corps. Les frères arrivèrent au monastère de Saint-Jean-Baptiste d'Opiza et se présentèrent devant l'higoumène Georges (Giorgi). Avec sa bénédiction, ils œuvrèrent là pendant deux ans.

Alors saint Grégoire rendit visite au moine Khvedios, l'ermite juste de Khandzta. Avant l'arrivée de Grégoire, Khvedios avait reçu un signe de Dieu qui indiquait que le monastère serait construit à Khandzta par les mains du prêtre Grégoirel. Il lui fut révélé que les prières de Père Grégoire étaient si saintes que leur parfum d'agréable odeur s'élevait devant Dieu comme un encens. Le moine montra les environs à saint Grégoire, et ce dernier futt tellement attiré par cet endroit qu'il revint bientôt là-bas avec les autres frères et commença à construire un monastère.
Les moines furent forcés de construire le monastère dans des conditions difficiles, car la terre était rocheuse et montagneuse, et ils n'étaient pas équipés avec les outils appropriés. Ils construisirent d'abord, une église en bois, puis quatre cellules et une salle à manger.

Un certain aristocrate du nom de Gabriel Dapantchouli vivait à proximité, et Grégoire se tourna vers lui pour demander de l'aide pour la construction du monastère. Avec grande joie, il fit don de la pierre, du travail et de la nourriture nécessaire pour que ce digne projet soit réalisé. De cette manière, fut créée la première église du monastère de Khandzta.

abriel informa le saint Ashot Kouropalates au sujet de l'activité des frères, et le roi invita leur chef, saint Grégoire, au palais. Il le reçut avec de grands honneurs, lui demanda de bénir la famille royale, et s'enquit en détail de la vie et des labeurs des saints moines. Puis il fit à Grégoire un généreux don pour le monastère et, ayant appris que le terrain de Khandzta ne pouvait être cultivé, il dota le monastère d'une grande parcelle de terre fertile à Shatberdi. Les fils du roi Ashot, les princes Adarnerse, Bagrat et Guaram, firent également de généreux dons au monastère.Et ainsi, pendant la sanglante période de domination arabo-musulmane, lorsque le peuple géorgien avait sombré dans un profond désespoir, le désert se Klarjeti fut transformé en une oasis vivifiante vers laquelle les plus grands fils de la nation affluèrent.

Les règles du monastère étaient strictes. Dans chaque cellule de moine, il n'y avait rien, si ce n'est un petit lit rigide et une petite cruche d'eau. Ni feux, ni bougies n'étaient allumés à l'intérieur.

Saint Grégoire fut connu dans toute la Géorgie. À la demande du roi Demetre II d'Abkhazeti (837-872), le Père Grégoire construisitt un monastère dans le village d'Ubisi dans l'Imereti et il nommé son disciple Hilarion de Jérusalem comme higoumène. Il construisit ce monastère, à la frontière de l'ouest et de l'est de la Géorgie et, ce faisant, il prévoyait l'unification des deux royaumes.

Le Seigneur accomplit de nombreux miracles par saint Grégoire. Un jour, le sonneur de cloches de l'église approchait de la cellule de l'higoumène et il vit une lumière venant de l'intérieur. Il savait que saint Grégoire n'avait allumé ni un feu, ni sa lampe à huile, et il eut peur, croyant qu'un incendie pourrait avoir démarré dans la cellule de l'higoumène. Comme cela fut avéré, d'autres avaient été témoins des semblables miracles: quand le saint était en prière, il brillait comme le soleil, et des faisceaux de lumière émanaient de son corps sous la forme d'une croix.
Le vénérable Grégoire tenait fermement à la défense de la morale, et il accusa même le roi Ashot Kouropalates lorsque son comportement fut en contradiction avec les valeurs du peuple géorgien.

Grégoire avait uni ses compagnons dans leur amour de Dieu, mais parmi les roses apparut une épine. Un certain Tskir, protégé de l'émir Sahak de Tbilissi, complota pour obtenir le siège épiscopal d'Anchi. Il prit de force le contrôle de la cathédrale d'Anchi et y commit de nombreux blasphèmes. Le clergé, et en particulier le vénérable Grégoire, condamnèrent son comportement, mais Tskir consumé par l'orgueil, engagea un tueur pour éliminer saint Grégoire. Tel un prophète, saint Grégoire prévoyait le danger imminent, mais il alla quand même à sa rencontre. En approchant de sa victime, tandis qu'il était encore à une certaine distance de lui, le meurtrier vit une lumière brillante qui enveloppait le père saint. Il se figea de peur, et sa main se déssécha immédiatement. Seules les prières de saint Grégoire purent le guérir et lui permettre de rentrer chez lui.

L'Eglise excommunia Tskir, et il s'enfuit se réfugier auprès de l'émir. Avec l'aide de Sahak, il revint sur le trône d'Anchi et envoya un détachement militaire pour détruire le monastère de Khandzta.

Les moines de Khandzta et leur higoumène rencontrèrent les assaillants avec humilité et demandèrent du temps pour célébrer la Liturgie dominicale. La fraternité entière pria en pleurant vers le Seigneur pour sauver le monastère. La Liturgie n'est pas encore terminée quand un messager arriva d'Anchi pour annoncer que Tskir était mort subitement.
Vers la fin de sa vie saint Grégoire passa la plupart de son temps au monastère de Shatberdi, qu'il avait lui-même construit. Quand il reçut le signe que sa mort approchait, il distribua des cierges dans tous les monastères du désert de Klarjeti et demandé qu'ils soient allumés le jour de sa mort. Il demandé à tous de se souvenir de lui et dit adieu à Khandzta.
Le jour de son repos en Christ, les saints pères de tous les coins de Klarjeti se réunirent pour recevoir la bénédiction finale de leur maître. Grégoire les bénit, les exhorta pour la dernière fois, et rendit son âme à Dieu.
Quand il rendit son dernier soupir, une voix se fit entendre du Ciel, lui disant: «N'aie pas peur de venir, ô vénérable serviteur de Jésus-Christ, car le Christ, le Roi des cieux, t'a Lui-même oint, ô ange terrestre et homme céleste. Maintenant, viens et approche de ton Seigneur avec grande joie et prépare-toi à l'exaltation, car tu es béni entre les saints et ta gloire éternelle a été préparée! "

Riche en bénédictions et parfait en sagesse, paissant justement les habitants du désert, saint Grégoire de Khandzta reposa en Christ le 5 octobre 861, à l'âge de 102 ans. Conformément à sa volonté, il fut enterré parmi ses frères dans le monastère de Khandzta.