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Parole des Anciens

Voici cinq chemins de la conversion : d'abord la condamnation de nos péchés, puis le pardon accordé aux offenses du prochain; le troisième consiste dans la prière; le quatrième dans l'aumône; le cinquième dans l'humilité. Ne reste donc pas inactif, mais chaque jour emprunte tous ces chemins; ce sont des chemins faciles et tu ne peux pas prétexter ta misère ... St Jean Chrysostome

Jésus est ma respiration, plus encore que l'air, à tout instant de ma vie. Il est ma lumière, avant tout autre lumière, ma nourriture et ma boisson, mon vêtement, mon parfum, ma douceur, mon père et ma mère, un sol plus ferme que la terre que rien ne peut ébranler et qui me porte. St Jean de Cronstadt

Tant que l'on voit dans l'autre des défauts, on ne possède pas, soi-même, l'humilité. Aux yeux des humbles, tous paraissent meilleurs que soi, tous semblent bons. Ce qui fait notre malheur, c'est de vouloir trouver en nous la Sainteté, au lieu de l'humilité. Staretz Macaire d'Optino

Si nous avons reçu la pensée, c'est pour connaître le Christ; si nous avons reçu le désir, c'est pour courir vers Lui; si nous avons la mémoire, c'est pour Le porter en nous." Nicolas Cabasilas - La vie en Christ

Celui qui n'aime pas ses ennemis ne peut connaître le Seigneur, ni la douceur de l'Esprit-Saint. Mais celui qui n'a pas reçu le Saint-Esprit ne désire pas prier pour ses ennemis. L'âme qui n'a pas l'amour des ennemis n'aura jamais la paix; elle se tourmentera et fera souffrir les autres. St Silouane

Et si l'on me demandait :" que désires-tu de Dieu, quel don ? "; Je répondrais : " l'esprit d'humilité qui, plus que tout, plaît au Seigneur " St Silouane

Seigneur, dans Ta miséricorde, viens à la recherche de ta créature et montre-toi aux hommes par le Saint-Esprit, comme tu te révèles à Tes serviteurs. Réjouis, Seigneur, par la venue de Ton Esprit-Saint, toute âme affligée. Fais, Seigneur, que tous les hommes qui Te prient connaissent le Saint-Esprit.   Staretz Silouane p 275

Saint Jean Chrysostome a dit :"le premier père spirituel de l'homme est la voix de la conscience", c'est le premier lien spirituel de l'homme avec Dieu. Notre conscience s'éclaire et acquiert la maturité en écoutant la parole de l'Evangile, en faisant le travail intérieur de la prière et en communiant aux Saints Sacrements du Christ. Apostolia Novembre 2014

Saint Jean Chrysostome a dit : "Veux-tu voir ce qu'est l'Eglise et quel est le miracle que produit l'Eglise ? C'est très simple. Entre dans l'église et tu verras que c'est un lieu où tu entres loup et tu sors agneau, tu entres brigand et tu sors Saint, tu entre coléreux et tu sors doux, tu entres homme et tu sors Dieu selon la grâce" Apostolia Novembre 2014

L'Esprit-Saint est la joie de Dieu se déversant sur la création, pour assurer une orientation renouvelée de la création vers son Créateur, le dépassement de la séparation entre Dieu et la créature et donc la réalisation plénière de la créature. La joie de Dieu, concentrée dans le Saint-Esprit, se déverse grâce à Lui dans nos âmes, de sorte que nous sommes introduits dans la Joie même de la Trinité.         Dumitru STANILOE dans Prière de Jésus et Expérience du Saint-Esprit - DDB

Athanase,l' Archevêque d'Alexandrie de Sainte mémoire, supplia Abba Pambo de descendre du désert à Alexandrie. Il descendit donc. Et voyant une actrice, il se mit à pleurer. Ceux qui étaient présents lui demandèrent le motif de ses larmes et il dit :" deux choses m' incitent à pleurer : l'une, la perte de cette femme, l'autre, que je n'ai pas un tel souci de plaire à Dieu que cette femme de plaire aux hommes mauvais"                                                                          Paroles des Anciens

N'imagine pas que tu puisses te libérer des passions et échapper à la souillure des pensées passionnées, si tu portes encore l' arrogance et l' enflure des vertus; car tu ne verras pas la demeure de la paix dans la bonté des pensées, tu n' entreras pas avec joie dans le temple de l'amour, tant que tu te confieras en toi-même et dans tes oeuvres.     Philocalie des Pères Neptiques N. Stethatos p37

La prière de celui qui garde des griefs contre son prochain est impure. Nous ne pouvons et devons adresser des reproches qu'à une seule personne : nous-même. Sans cette accusation de soi, la prière sera aussi vaine que si l'on adressait des reproches, dans son coeur, à autrui.           Le Chemin des Ascètes - Titi Colliander

 Il n' y a pas de félicité plus grande que d'aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son coeur et de toute son âme, ainsi que l'a commandé le Seigneur, et son prochain comme soi-même. Lorsque cet amour remplit l'âme, tout la réjouit; mais quand il se perd, l' homme ne trouve pas de repos, il se trouble et accuse les autres de l' avoir offensé. Il ne comprend pas que c'est lui le coupable : il a perdu l'amour de Dieu, il a jugé ou haï son frère. La grâce vient de l' amour pour notre frère et c'est par l' amour pour notre frère qu'on la garde. Mais si nous n'aimons pas notre frère, la grâce Divine ne viendra pas dans notre âme.                                                                              Saint Silouane

Un profond silence est une prière profonde et une prière profonde est un profond silence.
L' intelligence et l' éducation n'ont aucune valeur si elles ne sont pas au service de l'amour.
La plus grande chose qui nous sera demandée au jugement dernier est "pourquoi n'avons-nous pas fait plus attention à notre prochain ? "

                                                                                                 Père Arsenié

Les Saints Pères nous disent tous d'une seule voix : "La première chose à vous mettre dans l' esprit est de ne jamais, en aucune façon, vous appuyer sur vous-même. Le combat que vous allez affronter est extraordinairement ardu et vos seules forces humaines sont absolument insuffisantes pour le mener. Si vous vous fiez à vous-même, vous serez immédiatement renversé et vous perdrez toute envie de continuer la lutte. Seul Dieu peut vous donner la victoire, selon votre propre désir"       Extraits de  le Chemin des Ascètes de Tito Colliander

La meilleure et la plus belle des choses est de s' accueillir réciproquement les uns les autres. Nous n'allons pas être jugés pour ce que nous avons donné ou pas donné aux autres, mais d' après le comment nous avons accueilli notre frère dans notre coeur. Juger mon frère, cela veut dire que je ne l'accueille pas dans mon coeur. Nous pouvons beaucoup jeûner ou faire de grands efforts ascétiques, mais rappelons-nous que ce n'est pas la nourriture qui m'approche ou qui m'éloigne de Dieu, la nourriture qui nous fait entrer ou ne pas entrer auprès de notre Dieu dans le Royaume et qui nous fait ressentir le Royaume en nous-mêmes, c'est notre prochain ! Voilà la clé du Royaume : le Seigneur, ton prochain et toi-même. On ne peut échapper à ce cercle qui nous unit les uns aux autres, qui fait de cette vie, notre Paradis ou notre enfer.                                                                       Monseigneur Joseph

 

Abba Antoine scrutant la profondeur des jugements de Dieu, demanda: « Seigneur, comment se fait-il que certains meurent dans la fleur de l' âge, tandis que d'autres atteignent une extrême vieillesse ?Pourquoi y a-t-il des pauvres et des riches ? Comment des hommes injustes s'enrichissent-ils tandis que des justes sont dans le besoin ? Survint alors une voix qui lui dit : « Antoine, sois attentif à toi-même; car le reste, c'est le jugement de Dieu et il ne te convient pas de le connaître. »

 

"Les vagues sont violentes, la houle est terrible, mais nous ne craignons pas d' être engloutis par la mer,car nous sommes debout sur le roc.
Que la mer soit furieuse, elle ne peut briser ce roc; que les flots se soulèvent, ils sont incapables d' engloutir la barque de Jésus.
Que craindrions-nous ? Dites-le moi : la mort ? Pour moi, vivre, c'est le Christ et mourir est un avantage ( Ph 1,21 ), l' exil ? La terre appartient au Seigneur, avec tout ce qui la remplit ( Ps 23, 1 ), la confiscation des biens ? De même que nous n' avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter ( 1 Tim 6, 7 ), les menaces du monde ? Je les méprise et ses faveurs, je m' en moque; je ne crains pas la pauvreté, je ne désire pas la richesse.
Je ne crains pas la mort, je ne désire pas vivre, sinon pour vous faire progresser. C'est à cause de cela que je vous avertis de ce qui se passe et j' exhorte votre charité à la confiance"
                                                                                              St Jean Chrysostome

 

 

 

"Guérir, c'est recouvrer le Christ. La guérison ne signifie pas la cessation d'une douleur, mais la recouvrance du Christ qui me donne la paix, la constance, l'aspiration au bien, la compréhension de l'autre et l'amour infini et inconditionnel, car tel est le Christ. Gisant dans le péché, je hais, je juge, je dis du mal des autres, je vois leurs fautes et les divulgue à un maximum de personnes ..."
Mgr Joseph, revue Apostolia Nov. 2017

 

 

 

Belle fête de la Théophanie !

 

Que les eaux du Jourdain nous purifient ensemble de nos fautes personnelles et communautaires, que tout soit lavé dans les eaux  par le Christ qui VIENT pour noyer nos transgressions et nous apporter la puissance de la VIE Divine qui régénère tout homme et toute la Création.

 "les eaux te virent Ô Dieu, les eaux te virent et elles furent dans la crainte !"

Devenue à nouveau eau vive (Jn 4, 10), bain de la nouvelle naissance, l'eau que nous sanctifions avant chaque baptême, le jour de la fête de la Théophanie et en de nombreuses autres circonstances, en y plongeant la croix et en invoquant le Saint-Esprit, acquiert un divin pouvoir de guérison et de purification des âmes et des corps. L'eau ainsi sanctifiée devient porteuse de la puissance de la Rédemption, de la grâce du Christ, de la bénédiction du Jourdain, elle est "source d'incorruptibilité, don de sanctification, rémission des péchés, guérison des maladies, défaite des démons...".  (synaxaire)

                   Explication de l’icône de la Théophanie

 

L’icône du baptême du Christ, dite icône de la théophanie, exprime d’abord l’action de la Trinité qui opère en Jésus. Pour le manifester le sommet de l’icône peut prendre des formes diverses. Parfois un demi cercle symbolise les cieux qui sont ouvert par un rayon, parfois on voit la main de Dieu. L’Esprit, sous forme de colombe, est porté par ce rayon de lumière qui vient du ciel. Ce rayon se divise habituellement en trois branches qui signifient les trois personnes de la Trinité.

Le Christ est immergé dans l’eau, il est debout dans le Jourdain. Mais le Jourdain n’est pas représenté sous forme d’une rivière ordinaire, mais comme une sorte de grotte remplie d’eaux. C’est comme un « tombeau liquide » entre des rochers fantastiques. Le Christ descend dans le Jourdain comme si il descendait aux enfers.

Jean baptiste impose la main sur la tête de Jésus pour faire venir sur lui l’Esprit saint. Il reprend le geste de l’officiant d’un baptême qui invoque l’Esprit saint par l’imposition des mains. Les anges, penchés dans une attitude de vénération, tiennent souvent les vêtements pour revêtir Jésus après le baptême.

L’icône exprime aussi l’action du Christ. Celui ci bénit souvent l’eau du Jourdain avec la main droite. Cette bénédiction sanctifie l’eau et les petits poissons qui sont dans le fleuve. Ceux-ci représentent les hommes qui seront baptisés. La bénédiction purifie aussi l’eau et chasse les serpents aquatiques qui s’enfuient. Parfois on voit dans l’eau le génie du fleuve qui verse de l’eau avec une cruche.

                        L’ICÔNE DE LA THEOPHANIE

L’icône de l’Epiphanie représente symboliquement le baptême du Christ au Jourdain, et illustre également certains textes scripturaires concernant le rôle de l’eau comme instrument et de la création du monde, et du salut de l’humanité.
En la personne de Jésus-Christ, qui n’a pas connu le péché, le baptême n’est évidemment pas octroyé, comme dans notre cas  » pour la repentance « ,  » en vue de la rémission des péchés » (Ac 2,38).
Traversant la croûte terrestre, le Christ pénètre dans un « tombeau liquide », ce trou noir, lieu du « schéol » ou séjour des morts. Son baptême est essentiellement un passage dans la mort et la résurrection, comme le sera, à sa suite, notre propre baptême, ainsi que l’explique saint Paul : « Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie  » (Rom 6,4). De plus, l’entrée du Christ dans le Jourdain a déclenché une véritable Pentecôte personnelle, la première manifestation du Dieu trinitaire.
« Dans ton baptême au Jourdain, Seigneur, s’est manifestée l’adoration de la Trinité… « 
On peut faire, de l’icône, d’abord une lecture verticale : la déchirure du ciel, toujours en arc de cercle, annonce le mouvement théophanique, la présence du Père qui désigne le Fils (« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection », Mat 3, 18), et laisse filtrer le triple rayon, avec la colombe à mi-course, porteuse de l’amour du Père envers le Fils, comme de l’amour du Fils envers le Père. La colombe nous reporte au début de la Genèse, où l’Esprit se mouvait sur les eaux à l’aube de la création, tout comme ici, elle descend à l’aube de la création d’une humanité nouvelle.
Le baptême a des répercussions cosmiques :  » Le Christ est baptisé ; il sort de l’eau, et avec lui il relève le monde  » (hymne liturgique). Ce jour-là, se fait dans l’Eglise la grande bénédiction des eaux : mer, rivières, lacs, sans parler de l’eau que les fidèles emporteront chez eux pour la consommer à des occasions particulières.
Une lecture horizontale de l’icône est également possible. Elle part de la tête de saint Jean, qui résume à lui seul la présence de l’humanité. Le  » dernier des prophètes  » dut se faire violence (Mat 3, 14) pour accepter de baptiser celui dont il n’était pas digne de délier la courroie des souliers. A droite, le monde céleste et angélique, les trois anges aux mains voilées en signe d’adoration. Au milieu, enfin, le Christ, qui, d’un geste, bénit l’univers aquatique, au point de croisement, sur un plan horizontal, des mondes humain et angélique, et, vertical, du ciel, de la terre et de l’enfer. Tous les éléments de la création sont ainsi rassemblés, réunis, en vue de l’œuvre du salut.
D’après  » Lumière d’Orient  » Michel Evdokimov, Ed. Droguet et Ardant, Paris 1981

                        L’icône de la Théophanie.

Les icônes de la Théophanie sont la reproduction fidèle des textes évangéliques relatant le baptême du Christ dans le Jourdain. Tout le dogme y est présent, évident.

L’Occident connaît la fête de l’Epiphanie, c’est-à-dire la manifestation, l’apparition de Dieu au monde dans la personne des rois mages. Pour l’Orthodoxie, l’Epiphanie serait plutôt la Nativité. Jusqu’au 4°siècle d’ailleurs, la Nativité et la Théophanie se célébraient en même temps (ce qui est encore le cas dans l’Eglise arménienne grégorienne). Ce témoignage de l’Eglise primitive est toujours présent dans l’Orthodoxie, car les douze jours séparant les deux fêtes apparaissent liturgiquement comme une seule solennité, une sorte d’extension du temps que les Russes nomment d’ailleurs sviatki – “les saints jours”. Pendant toute la durée de cette période, fait unique dans l’année liturgique, toute forme de jeûne ou de pénitence est abolie, y compris les mercredis et les vendredis. Cette unité est encore soulignée par la totale similitude de la structure liturgique des deux offices. Par Son baptême, c’est véritablement Dieu qui Se manifeste au monde, Dieu dans Sa plénitude, Un et Trine. « Dans Sa Nativité, le Fils de Dieu vint au monde de façon cachée, dans Son Baptême, Il apparaît de façon manifeste » (saint Jérôme). Ailleurs, saint Jean Chrysostome explique : « L’apparition n’est pas la fête de la Nativité, mais celle du Baptême. C’est par Son Baptême et non par Sa naissance qu’Il S’est manifesté au monde. Avant le Baptême, Il était inconnu du peuple ».
Décrivons cette icône : En haut, un demi-cercle symbolisant les cieux percés par un rayon par lequel descend la colombe et trois éclairs qui tombent en pluie sur la tête du Christ, nu, debout dans une rivière – le Jourdain – qui n’est, généralement, pas représenté sous forme de fleuve, mais comme une grotte. A gauche, sur la rive, le Précurseur et Baptiste Jean, vêtu de peaux de bêtes, impose la main sur la tête du Sauveur. A droite des anges, dont le nombre varie selon les icônes, dans les eaux du Jourdain deux personnages sont souvent représentés, le tout sur un fond de montagnes escarpées.

La signification en est double car, comme tout récit évangélique, comme toute parabole, cette icône présente une double lecture. Tout d’abord, et très simplement, c’est la figuration de la réalité du baptême comme condition essentielle du salut. Ce nouveau sacrement de l’Eglise néo-testamentaire est, en quelque sorte, “inauguré” par le Christ qui, en tant que Dieu, n’en avait, évidemment, pas besoin. Mais étant vrai Dieu et vrai Homme, Il assume Son humanité dans sa totalité et, en tant qu’Homme, Il nous montre – de façon quasi cathéchétique – par où l’homme doit passer pour obtenir le salut. Il est le salut et Il nous montre la voie du salut.

Inaugurant Sa mission sur terre par le mystère du Baptême, Il nous introduit dans le mystère de l’Eglise et nous montre la façon dont nous devons entrer dans la vie. Son exemple est un enseignement qu’Il nous lègue : par le mystère du Baptême, l’homme devient membre de l’Eglise et reçoit donc la possibilité du salut. Point de christianisme, point de vraie vie ni de salut en dehors de l’Eglise, et donc point de salut sans baptême. Mais tout “baptême” n’est pas pour autant salutaire : dès le III° siècle, Saint Cyprien de Carthage, un des plus grands Pères de l’Eglise et chantre de l’unité de l’Eglise, affirmait que “le baptême des hérétiques n’est que de l’eau vide”.

Notons qu’au début du christianisme, l’âge des chrétiens était souvent calculé, non à partir de leur naissance dans la chair, mais à partir du moment où ils naissaient à la grâce. A cette époque, le baptême s’effectuait à un âge adulte, il s’agissait de conversion. Ce fait explique que, dans certaines catacombes romaines, des tombes de chrétiens portent des âges enfantins qui ne correspondent pas aux dimensions du sarcophage : l’âge indiqué est leur âge dans l’Eglise et non celui dans la chair.

La deuxième signification est dogmatique : c’est la manifestation néo-testamentaire du dogme trinitaire tel que le confesse le tropaire de la fête qui suit fidèlement le texte évangélique. “Pendant Ton Baptême dans le Jourdain, O Christ, fut manifestée l’adoration due à la Trinité : car la voix du Père Te rendit témoignage en Te nommant le Fils bien-aimé et l’Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette parole. Christ-Dieu, qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à Toi!”.

Cette fête est une manifestation néo-testamentaire de la Trinité, ce qu’illustre l’icône : du haut des cieux, le Père nomme Celui qui Se baptise dans le Jourdain Son Fils bien-aimé, et l’Esprit-Saint, sous forme de colombe, authentifie cette parole. C’est donc la participation distincte des trois hypostases du Dieu Unique à une scène donnée, d’où l’appellation de Théophanie attribuée à cette fête. C’est non seulement le Christ qui apparaît comme Dieu, mais la manifestation de la Trinité Divine.

La matérialisation de l’Esprit-Saint sous forme de colombe, est interprétée par les saints Pères comme une analogie avec l’apparition de la colombe portant un rameau d’olivier à la fin du déluge. L’analogie entre les deux événements est amplifiée du fait que, dans les deux cas, c’est l’élément aquatique qui lave les péchés du monde : l’eau est image de la mort-déluge d’une part, et source de vie d’autre part. La préfiguration vétéro-testamentaire trouve son explication et son aboutissement dans le baptême néo-testamentaire.

Cet Esprit-Saint qui descend sur le Christ, c’est aussi le mouvement du Père vers Son Fils, c’est aussi Dieu qui descend, qui couvre chaque homme de Sa protection. Ce que les théologiens nomment la “kénose” : l’abaissement, l’amoindrissement volontaire de Celui qui, étant Créateur, prend forme de créature, de Celui qui étant infini se circonscrit. Le Baptême, consécutif à la Nativité, est une étape de cette kénose qui se poursuivra par la mort en Croix, la descente en vainqueur dans les enfers et trouvera son aboutissement dans la Résurrection. Mourir avec le Christ pour ressusciter avec Lui, tel est le symbolisme de la triple immersion baptismale.

Sur certaines icônes, ce mouvement descendant peut être amplifié par le Christ qui incline Sa tête en signe d’humilité et d’acceptation, dans une attitude rappelant celle de la Vierge dans l’icône de l’Annonciation. Ce même mouvement descendant est également figuré par le saint Baptiste Jean – tout à la fois témoin, symbole et instrument – qui se penche sur Celui qu’il baptise, en reproduisant le geste sacramentel de l’officiant à chaque fois que celui-ci invoque l’Esprit par l’imposition des mains. Il s’agit là d’un procédé iconographique fréquent où l’on voit tout se plier, se conformer au souffle, au mouvement contenu et représenté par l’icône. Cela peut être observé, par exemple, dans l’icône de la Trinité de Roublev où l’on voit tout se plier, se conformer au souffle, au mouvement imprimé par la signification même du dogme exprimé : les personnages, les éléments, la nature, les montagnes même sont infléchis dans le sens de la composition.

Dieu étant entré dans les eaux du Jourdain, celles-ci se sont immédiatement sanctifiées. Mais si le Christ est vrai Dieu, Il est aussi vrai Homme et Son acte est avant tout didactique, comme à chaque fois où Il “inaugure” pour nous un sacrement. En effet, cette sanctification des eaux du Jourdain, et des eaux en général, s’effectue chaque année pour la Théophanie par le prêtre qui, invoquant l’Esprit-Saint procède à la grande bénédiction des eaux. Sur l’icône, le Christ-Dieu, Grand-Prêtre, bénit Lui-même de Sa main droite les eaux du Jourdain.

Le Baptême a été pour le Christ le premier acte de Sa vie publique, la naissance à une nouvelle vie, tout comme l’est le baptême pour tout chrétien qui reçoit ce sacrement.

L’icône de la Théophanie montre généralement un Jourdain très particulier. Ce n’est pas une rivière qui traverserait l’icône de part en part, mais une sorte de grotte, de caverne emplie d’eau, à l’intérieur de laquelle semble se tenir le Christ. A cela, deux significations :

Il existe une analogie frappante entre ce “Jourdain-grotte”, la grotte de Bethléem et le “trou noir” de l’enfer représenté sur l’icône pascale de la descente du Christ dans les enfers. Les eaux dans lesquelles entre le Christ lors de Son Baptême sont appelées “tombeau liquide” dans les écrits patristiques. Ce Baptême est donc une préfiguration de la mise au tombeau.

Ce procédé iconographique a, en outre, l’avantage de montrer que le Baptême doit s’effectuer par immersion (ce que signifie d’ailleurs étymologiquement le mot “baptême”) totale, ce qui est évidemment la seule pratique admise et reconnue par l’Eglise orthodoxe, quant à la validité de ce sacrement. Par cette immersion préfigurant la mise au tombeau, chaque chrétien recevant le baptême est appelé à la résurrection : “Ensevelis avec Lui dans le baptême, vous avez été dans le même baptême ressuscités avec Lui par votre foi en la puissance de Dieu, qui L’a ressuscité d’entre les morts” (Col 2, 12).

De plus, la triple immersion suivie de l’émersion lors du rite du baptême, symbolise tout à la fois les trois jours passés par le Christ au tombeau ainsi que cette descente aux enfers avec le Christ-vainqueur et la remontée avec Lui. La mort à l’ancienne vie et la naissance à une Vie nouvelle. Se dépouiller du vieil-homme pour revêtir l’Homme-Nouveau. Ce même symbolisme se retrouve dans les métanies si fréquemment pratiquées dans l’Orthodoxie, par lesquelles nous inclinons notre corps jusqu’à terre pour le relever vivement en signe de résurrection. Cela permet d’expliquer que la position à genoux, forme de piété traditionnelle en Occident, ne l’est pas dans l’Orthodoxie, et n’est pratiquée que dans des circonstances très précises.

Des poissons sont parfois représentés dans l’eau afin d’attester qu’il s’agit bien d’un élément aquatique. Certaines icônes représentent un ou deux petits personnages, dans l’eau, aux pieds du Christ. Des deux, l’homme, qui semble reculer sur lui-même, symbolise le Jourdain et la femme s’enfuyant symbolise la mer. Ces détails sont là en réponse à la préfiguration vétéro- testamentaire: La mer le vit et s’enfuit, le Jourdain retourna en arrière ! (Ps 114, 3). Ce verset est d’ailleurs repris en guise de prokimenon dans la célébration des matines de la fête. La traversée de la Mer Rouge était elle aussi une préfiguration du baptême.

Enfin, sur la rive se tiennent des anges, dont le nombre varie selon les icônes. Les évangiles n’en parlent pas, les textes liturgiques les mentionnent sans préciser leur rôle. Sans doute est-ce d’assister le Christ dans leur fonction habituelle de prière et de doxologie. Sur certaines icônes, ils ont un rôle qui pourrait s’apparenter à celui des diacres. Ils tiennent dans leurs mains les vêtements qui serviront à habiller le baptisé. Plus souvent, ils tiennent simplement leurs mains tendues couvertes par leur propre vêtement.

Cette coutume de se couvrir les mains devant un objet sacré, de ne jamais le toucher avec les mains nues, est une constante en iconographie. Ainsi, un des attibuts d’un saint évêque est de tenir sur sa poitrine le livre des Evangiles, qu’il tient de ses mains toujours couvertes par son étole. C’est ainsi, d’ailleurs, que le prêtre porte lui-même une icône ou le livre des Evangiles. Pour cette même raison, lors d’une procession, les fidèles ne doivent jamais porter une icône les mains nues, mais toujours couvertes d’un linge. Suivant le professeur Léonid Ouspensky, assurément le plus grand iconologue contemporain, cette tradition proviendrait d’une coutume existant à la cour de Byzance, selon laquelle les objets transmis à, ou par, l’empereur devaient l’être, en signe de respect, les mains couvertes, … à moins que l’étiquette impériale n’ait imité la norme liturgique.

Certaines icônes, enfin, représentent une hache posée au pied d’un arbre sur la rive.«Déjà la cognée est à la racine des arbres;tout arbre qui ne porte pas de bon fruit sera coupé et jeté au feu »(Mat 3,10 et Luc 3,9). Ce thème est repris dans les offices de l’avant-fête de la Théophanie.

En résumé, cette icône, de même que celles de toutes les grandes fêtes de l’année liturgique, est d’une insondable richesse d’enseignements dogmatique et pratique. Lors de la fête de la Théophanie, ainsi qu’à chaque baptême, l’Eglise chante avec allégresse : “Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ”. Le baptême confère la nature d’incorruptibilité du Christ, il lave l’homme de son iniquité afin de lui permettre de revêtir cette nouvelle nature.

“Dieu s’est fait homme, afin que l’homme puisse devenir dieu”, formule fréquemment employée par de nombreux saints Pères. Cela est suggéré de façon manifeste sur l’icône : les cieux s’ouvrent car la désobéissance d’Adam les avaient fermés, pour lui et pour toute l’humanité. La venue du Christ et tout Son ministère ont pour finalité de “réouvrir” pour l’homme l’accès au Royaume de Dieu. Dorénavant, l’homme peut réintégrer sa patrie céleste. Iconographiquement, cette “réouverture” est exprimée par le demi-cercle (les cieux, le Paradis) en haut de l’icône percé par un rayon unique (Dieu Un) qui se scinde en trois rayons (Dieu Trine). Similitude totale avec l’icône de la Nativité, sauf que dans un cas c’est une étoile, dans l’autre une colombe, qui sont à l’origine du triple rayon. Ces cieux qui se déchirent sont comme une digue qui cède : il n’y a plus de barrière entre le Ciel et la Terre. C’est ce même symbolisme que confesse l’Eglise en ouvrant les portes royales de l’iconostase à certains moments de la célébration, et tout spécialement lors de la nuit pascale où toutes les portes sont ouvertes et le restent durant toute la semaine lumineuse, permettant, en quelque sorte, une osmose totale entre le Ciel (sanctuaire) et la Terre (nef).

«L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’Il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle, pour annoncer aux captifs la délivrance» (Luc 4, 18 et Is 61,1-2 et Is 63,6). Pour commencer Son ministère, le Christ a attendu que l’Esprit soit sur Lui. C’est Sa “pentecôte personnelle” : de même que les apôtres n’ont réellement entamé leur ministère apostolique qu’après que l’Esprit-Saint, sous forme de langues de feu, fut descendu sur eux. Ce symbolisme est loin de n’avoir qu’un aspect historique: c’est également la préfiguration de l’imposition des mains et l’invocation de l’Esprit sur toute personne recevant le ministère du sacerdoce pour qui c’est, de même, une “pentecôte personnelle”. De façon encore plus large, toute fonction à l’intérieur de l’Eglise ne peut se réaliser qu’après l’obtention de la grâce de l’Esprit par la bénédiction.

Enfin, saint Jean Damascène note que l’onction ou chrismation (le Christ est l’Oint du Seigneur) fait suite au baptême proprement dit, c’est-à-dire à la triple immersion. Le grand héraut de l’icône fait remarquer qu’à la fin du déluge c’est une colombe (Saint-Esprit) qui portait un rameau d’olivier, d’où est tirée l’huile pour l’onction (Exposé précis de la Foi orthodoxe, Livre IV, chap. 9). Nous avons donc là, une préfiguration vétéro-testamentaire de plus qui trouve sa signification dans le Nouveau Testament.

Protodiacre Germain Ivanoff-Trinadtzaty

 

 

        

Quelques Saints que nous fêterons en JANVIER

1er Janvier

St Basile le grand, archevêque de Césarée de Cappadoce 

Tropaire: Par toute la terre, a retenti ton message ô Saint Basile l'univers a reçu les paroles de ton enseignement tu as expliqué la nature des êtres et redressé les usages des hommes sacerdoce royal et vénérable prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

2 JANVIER

 St Silvestre, pape de Rome

St Silvestre: Revêtu de l’ornement pontifical, tu as servi d’irréprochable façon, Père Sylvestre, le Dieu de l’univers ; et, faisant resplendir d’un même éclat tes paroles et ta vie, par tes miracles tu as rendu plus manifeste le renom de la foi qui t’a permis de communier à la gloire des cieux.

2 Janvier

 

St Séraphim de Sarov

Topaire : Tu as aimé le Christ dès ta jeunesse ; Et tu fus enflammé du désir de le servir, Lui seul ; Tu as vécu dans la solitude ; T'adonnant au travail et à la prière incessante. Par ta tendresse et ta douceur, tu as acquis l'amour du Christ ; Et tu as été l'élu de la Mère de Dieu. Par tes prières conduis-nous au salut Bienheureux Père Séraphim.

3 Janvier


St prophète Malachie

Tropaire: Rempli de la divine sagesse qui surpasse tout savoir, sublime prophète  Malachie, à tous les hommes tu révélas celui qui est lui-même Sagesse de Dieu en sa descente depuis le ciel jusqu’ici-bas ; c’est pourquoi nous te vénérons, célébrant avec foi ta mémoire sacrée.

3 Janvier

Ste Geneviève de Paris

Tropaire: Tes larmes abondantes ont arrosé et fécondé le désert des cœurs stériles. Tes prières et tes soupirs ont produit des fruits au centuple. Prie pour ta cité, ô sainte Geneviève, et pour ceux qui vénèrent avec amour ta sainte mémoire !

5 Janvier 

 

Ste Synclétique

Celui qui accepta de livrer job au diable le réclamant, voulant aussi t’éprouver colle l’or, laissa ton corps souffrir la violence du Mauvais; mais toi, tu confondis le démon tentateur par ta constance au milieu des douleurs et tu reçus la couronne des vainqueurs.

6Janvier

Ste Théophanie de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ

Tropaire: Pendant Ton baptême dans le Jourdain, Ô Christ, fut manifestée l'adoration due à la Trinité. Car la voix du Père te rendit témoignage en Te nommant le Fils Bien-aimé. Et l'Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde gloire à Toi !

8 Janvier

 St martyr Abo de Tiflis en Géorgie

Tropaire: L'Eglise célèbre ta mémoire et ses enfants se rassemblent pour louer tes œuvres, ta vie victorieuse, et les eaux que tu sanctifias par ta mort. Ô saint Abo. joyau de tous les martyrs!

10 Janvier

St Grégoire, évêque de Nysse 

Kondakion: De ton âme tenant le regard éveillé, au monde tu fus révélé comme un pasteur vigilant ; grâce au bâton de ta sagesse, Pontife bienheureux, tu éloignas les hérésies comme des loups, gardant ainsi sans dommage ton troupeau, Grégoire, vénérable docteur !  

10Janvier

St Antipas de Valaam 

Né en Moldavie roumaine, il partit à 22 ans pour la Sainte Montagne de l'Athos et partagea avec les quatre-vingt Pères de la skite roumaine de Lakkou, quinze années de vie hésychaste. Il revint plus tard en Moldavie, partit en pèlerinage à la laure des Grottes de Kiev et se fixa quelque temps dans le grand Nord, au monastère de Valaam où il guida de nombreux moines et laïcs de la Russie du Nord et de Finlande.

11 Janvier


St Théodose le Cénobiarque

TROPAIRE: Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cents fois plus,* par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier: * vénérable Père Théodose, prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

KONDAKION: Planté dans les parvis de ton Seigneur, * tu fis croître les agréables fleurs de tes brillantes vertus * et tu multiplias le nombre de tes enfants dans le désert, * les abreuvant aux flots de tes larmes, pasteur des divines bergeries; * c'est pourquoi nous te chantons : Réjouis-toi, Père Théodose

13 Janvier

St Hilaire, évêque de Poitiers

Tropaire: Comme un des piliers de l'Orthodoxie, tu soutins dans l'Église l'enseignement  d'Athanase, le champion de la vraie Foi : proclamant toi aussi, le Fils consubstantiel au Père, de l'arianisme tu as préservé l'Occident. Intercède, saint Hilaire, auprès de notre Dieu, pour qu'Il accorde à nos âmes la grande miséricorde.

Kondakion: Sans ménager tes peines et la sueur de ton front, tu extirpas de ton domaine les ronces de l'hérésie; et comme un gai laboureur, Hilaire, joyeusement en bonne terre tu as semé, au souffle de l'Esprit, la semence de la vraie Foi: arrosée par l'eau vive du Verbe consubstantiel au Père divin, elle a nourri les adorateurs de l'indivisible Trinité

14 Janvier

Ste Nino , égale aux Apôtres et illuminatrice de la Géorgie

Tropaire: Compagne de ceux qui ont servi le Verbe de Dieu, continuatrice de la prédication de saint André, illuminatrice des Géorgiens, lyre de l’Esprit, sainte Nino, prie le Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.

Kondakion: Apôtre choisie du Sauveur, prédicatrice illuminée de la Parole de Dieu, annonciatrice de la Vie, conductrice du peuple des Géorgiens, propre disciple de la divine Mère, Nino, par des cantiques nous t’honorons en ce jour comme ardente avocate et vigilante protection. 

15 Janvier 

 St Paul de Thèbes

Tropaire: A l’instigation de l’Esprit divin, tu habitas, le premier, au désert, imitant le zèle de saint Élie et recevant ta nourriture d’un oiseau ; par Antoine le monde t’a connu comme semblable aux Anges ; vénérable Paul, supplie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du salut.

15 Janvier

 St Jean le Calybite

Tropaire: Ardemment dès l’enfance ayant aimé le Seigneur, tu quittas le monde et ses plaisirs et dans l’ascèse te distinguas ; tu fixas ta cabane devant le seuil de tes parents  et les pièges des démons, tu les brisas, bienheureux Jean ; c’est pourquoi le Christ t’a justement glorifié.

17 Janvier

St Antoine le Grand

Tropaire: Imitant par ta vie le zèle d’Elie et du Baptiste Suivant le droit chemin,Vénérable Antoine, tu peuplas le désert et par tes prières affermis l’univers. Prie le Christ, Notre Dieu, de sauver nos âmes.

18 Janvier

Sts Athanase et Cyrille, archevêques d'Alexandrie 

Tropaire: Ayant resplendi par vos bonnes oeuvres au service de l’orthodoxie, en éteignant toute doctrine erronée, vous avez remporté le trophée des vainqueurs ; et pour avoir enrichi le monde par la foi, ornant aussi l’Église d’une grande splendeur, vous avez mérité de trouver le Christ, le Dieu qui nous accorde par vos prières la grâce du salut.

Kondakion: Hiérarques sublimes de la foi, vaillants défenseurs de l’Église du Christ, protégez tous ceux qui chantent pour lui : Sauve, ô Dieu compatissant, les fidèles qui t’honorent, Seigneur.

  19 Janvier

St Macaire le Grand, dit l'Egyptien

Tropaire: Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, tes miracles te signalèrent, Père Macaire porteur de Dieu; par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, gloire à celui qui t’a couronné, gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

20 Janvier

St Euthyme le Grand

Tropaire: Réjouis-toi, stérile désert, rayonne d'allégresse, toi qui n'as pas connu les douleurs, car l'homme des désirs spirituels a multiplié tes enfants, les faisant croître dans la foi, les nourrissant de tempérance pour la perfection des vertus. Christ, notre Dieu, par ses prières, pacifie notre vie.

Kondakion: En ton auguste naissance la création trouva la joie, en ta divine mémoire elle évoque le bonheur, vénérable père, de tes miracles nombreux auxquels nous te prions de nous faire participer d'abondante façon en purifiant nos âmes de la souillure du péché, afin que nous puissions chanter : Alléluia.

21 Janvier

St Maxime le confesseur

Tropaire: Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, luminaire universel, ornement des moines, inspiré de Dieu, saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.

Kondakion: L’ami de la Trinité, Maxime le Grand qui enseigna clairement la divine foi pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, vénérons-le comme il se doit, fidèles, par des cantiques en lui disant : Réjouis-toi, prédicateur de la foi.

22 Janvier

St Apôtre Timothée

Tropaire: Maître en douceur, sobre en tout et de noble conscience comme prêtre revêtu, au Vase d’élection tu as puisé les ineffables vérités ; tu as gardé la foi et comme lui mené ta course à bonne fin ; saint apôtre Timothée, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion: Nous tous, les fidèles, chantons saint Timothée, le disciple et compagnon de voyages de saint Paul ; avec lui glorifions également Anastase surgi de la Perse comme un astre brillant, car il éloigne les maladies et les passions de nos âmes et de nos corps. 


St Grégoire le Théologien, archevêque de Constantinople

Tropaire: Ta flûte pastorale de Théologien l’emporta sur les trompettes des rhéteurs ; toi qui scrutais les profondeurs de l’Esprit, tu as atteint la sublimité du langage par surcroît. Intercède, saint Grégoire, auprès du Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.

Kondakion: De ta langue de Théologien ayant effacé les compositions des rhéteurs, illustre Grégoire, tu revêtis l’Église de l’orthodoxie, cette tunique tissée par le ciel ; la portant, elle s’écrie maintenant avec nous, tes enfants : Réjouis-toi, sublime esprit, sommet de la théologie

26 Janvier

St David IV le Batisseur ,roi de Georgie

Tropaire: Ô Seigneur, les miracles que tu accomplis par Ton roi orthodoxe David, sont incompréhensibles aux hommes. Tu l'as glorifié pour l'Amour de Ton Nom quand ses victoires brillantes rachetèrent la terre géorgienne des infidèles sarrasins. Tu glorifias saint David par des actes miraculeux et par ces actes accorde à nos âmes grande miséricorde!

 26 Janvier

Ste Paule de Rome

Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre Saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit avec une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem. Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères.

28 Janvier

St Ephrem le Syrien

Tropaire: Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier : vénérable Père Éphrem, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion: Sans cesse méditant sur l’heure du jugement, tu versais d’amères larmes, toi l’ami du silence et de la paix ; tes oeuvres, vénérable Père, ont fait de toi un maître d’action, un docteur universel : par toi les négligents sont éveillés au repentir.

28 Janvier

St Isaac le Syrien 

30 Janvier

Les 3 Saints Pères et Docteurs de l'univers: Basile le Grand, Grégoire le théologien et Jean Chrysostome

Tropaire: Aux trois immenses luminaires du triple Soleil divin, qui ont embrasé le monde sous les rayons de leurs divins enseignements, aux fleuves mellifères de la Sagesse, qui ont irrigué sous les flots de la divine connaissance l'entière création: Basile le Grand, Grégoire le Théologien et l'illustre Jean au verbe d'or, nous tous, les amants de leurs paroles, réunis, chantons des hymnes en leur honneur, car ils ne cessent d'intercéder pour nous auprès de la sainte Trinité

31 Janvier

Sts martyrs et Anargyres Cyr et Jean 

Tropaire: Tu nous as donné comme invincible rempart les miracles de tes saints Martyrs : par leurs prières, ô Christ notre Dieu, ruine les complots des païens, affermis le règne de la foi, dans ton unique bonté et ton amour pour les hommes.

Kondakion: De la divine grâce ayant reçu le don des miracles, saints Martyrs, sans cesse vous faites merveille en retranchant nos passions par votre invisible opération, Cyr et Jean, vous les thaumaturges, les célestes médecins

31 Janvier

Ste Marcelle, veuve à Rome

Ste Marcelle illustre veuve romaine, elle transforma sa maison en une sorte de retraite pour femmes nobles. Sous la ditection de St Jérôme, qui fut trois ans son hôte, elle se voua à l'étude de la Bible, à la prière et aux oeuvres de charité. Trop âgée pour fuir Rome à l'approche d'Alaric, elle fut cruellement battue, pour avoir soi-disant caché ses biens, qu'elle avait en réalité distribués aux pauvres. Elle mourut à la suite de ces mauvais traitements, elle avait 85 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Réunion jeunes 5-12 ans chaque Dimanche aussitôt après la Liturgie
Voir les fêtes des Saints dans la page accueil.
Dimanche 7 Janvier : Liturgie de la Théophanie
Bénédictions des maisons du 8 au 30 Janvier
Dimanche 14 Janvier 14h : réunion Nepsis
Mercredi 17 Janvier 18h30 : Vêpres avec ceux que nous invitons
Dimanche 21 Janvier 14h30 : Assemblée générale de la Paroisse pour tous